Insolite: des emballages comestibles pour réduire nos déchets ?

L’idée des scientifiques est de remplacer les emballages plastiques par des emballages entièrement comestibles et ainsi réduire les déchets.

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Des emballages comestibles pour réduire nos déchets ? ©ThinkStock

Des emballages comestibles existent déjà, mais plus récemment, des scientifiques américains, dont le docteur David Edwards, ont mis au point une nouvelle génération d’emballages. Ces emballages se dissolvent dans l’eau, devenant ainsi un complément alimentaire. L’objectif de ces scientifiques est de parvenir à réaliser des emballages consommables ayant le même goût que les produits emballés, ou ayant des propriétés antioxydantes.

Un emballage au goût des aliments

Un emballage a pour fonction d’empêcher la putréfaction de la nourriture en faisant barrage entre l’oxygène et l’aliment à protéger. Et les emballages comestibles de ces chercheurs conservent cette fonction. De plus, pour certains, ils constitueraient un moyen d’éviter la toxicité des emballages plastiques dont l’aliment peut s’imprégner. En effet, les chercheurs ont réussi à assembler du polymère biodégradable avec des particules de nourriture.

Le docteur David Edwards n’en n’est pas à son coup d’essai. Il avait déjà mis au point une boîte en peau de tomate pour contenir un gaspacho et une bouteille en peau de raisin pour contenir du vin. A l’Université de Bourgogne, les scientifiques ont réalisé, eux, des emballages à partir de gluten, d’amidon, ou de protéines de lacto-sérum, à l’apparence plastique mais garantis mangeables.

« Propriétés antimicrobiennes »

Il ne devrait pas y avoir d’inquiétude au niveau de l’hygiène. A l’Université de Bourgogne, on précise que l’emballage sera doté « de propriétés antimicrobiennes », le rendant ainsi « actif » ou « intelligent » et donc propre à la consommation. Pour plus de sureté, il suffira aux consommateurs de nettoyer leurs produits sous l’eau, le polymère étant biodégradable dans l’eau.

Même s’ils saluent l’invention, certains se demandent pourquoi ne pas tout simplement continuer à promouvoir la vente en vrac qui permet, elle aussi, de réduire les déchets.

Maëla Priolet