INSOLITE – Il sauve la vie de son ambulancier

Dans le Nord-Pas-de-Calais, un retraité a transporté d’urgence son ambulancier à l’hôpital, victime d’une crise cardiaque. Le brancardier a pu être sauvé grâce à la réactivité du sexagénaire.

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L'ambulancier a pu être opéré à temps… et sauvé. - Image d'illustration ©ThinkStock

Christian Nayet est devenu un héros. Ce retraité de 60 ans a sauvé la vie de son ambulancier alors qu’il se rendait à l’hôpital Huriez de Lille (Nord) pour passer un scanner, rapporte La Voix du Nord. Retour sur cette histoire surprenante, au dénouement heureux.

Il administre deux médicaments à son ambulancier avant de prendre le volant

Jeudi 11 avril. Christian Nayet, atteint d’un cancer de l’estomac, monte dans l’ambulance pour passer un scanner. Soudain, panique : le chauffeur, Jean-François P., est victime d’une crise cardiaque. Le sexagénaire fait preuve de sang-froid. « Il (l’ambulancier) disait qu’il avait des fourmis dans les doigts, raconte-t-il. J’ai pensé à une crise cardiaque. Je lui ai dit de s’arrêter. » Il lui administre alors deux médicaments, « l’un pour fluidifier le sang et l’autre pour stabiliser le rythme cardiaque ». Puis il décide de prendre les commandes du véhicule. Direction l’hôpital le plus proche.

Chaque minute compte. Le hic, c’est que Monsieur Nayet ne sait pas comment déclencher la sirène. Il allume les phares afin d’être plus visible et arrive en cinq minutes devant l’hôpital Schaffner de Lens (Pas-de-Calais). Les médecins n’en reviennent pas. « Je pense que vous lui avez sauvé la vie », lance l’un d’eux.

Jean-François P. a pu être opéré à temps… et sauvé.

Christian Nayet est épuisé mais heureux

De son côté, Christian Nayet est affaibli par cette montée de stress. Les douleurs à l’estomac sont persistantes et il a besoin de sa dose de morphine quotidienne. Les médecins de Schaffner lui en donnent un peu avant qu’il reparte en ambulance passer son scanner. Bien que les résultats soient mauvais, il se sent bien, apaisé. « Il (Jean-François P.) m’a dit : « J’ai une femme, un enfant, vous m’avez sauvé. » Il souhaitait me revoir. Je lui ai dit : « L’important, c’est que tu sois sauvé. » Moi, ça m’a permis, cette nuit-là, de dormir comme un enfant : je pensais que j’avais fait quelque chose de bien…».

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© Europe 1

Damien Rigat