Paris: de la vie dans les catacombes
Chaque week-end, le sous-sol de la capitale devient le repaire des cataphiles. Dans les entrailles des anciennes carrières, au fil de 300 kilomètres de galeries, ils passent des heures à explorer, méditer, sculpter, peindre ou faire la fête.
En septembre 2004, des policiers découvrent une salle de projection clandestine, à 18 mètres sous le Trocadéro. Du jamais vu. A l'entrée de la galerie, un bureau et une caméra destinée à signaler les intrus. Le mécanisme enclenche des aboiements de chiens pour dissuader les visiteurs. Dans une cavité de près de 400m2, un nécessaire de projection professionnel avec un écran, des chaises et des gradins taillés dans la pierre. Une autre cavité est aménagée en salle à manger, avec un espace bar où traînent des bouteilles d'alcool. Les policiers trouvent aussi des films noirs des années 50-60, deux croix gammées au plafond, des croix celtiques et des étoiles de David. L'hypothèse de réunions de groupuscules d'extrême droite, un moment avancée, aurait été écartée.
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