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Le satellite Planck photographie l’enfance de l’univers

Le 22/03/2013 à 11:53:16
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Le satellite européen Planck vient de dévoiler l’image des premières lumières de l’univers. Cette prouesse technologique permet de confirmer la théorie standard du Big Bang et de vieillir l’univers de quelques millions d’années.

Lancé en 2009, le satellite européen Planck est parvenu à obtenir un cliché des premiers âges de l’univers. Cela correspond aux premières lueurs émises par celui-ci, environ 380 000 ans après sa naissance. Auparavant, l’univers était tellement chaud qu’aucune lumière ne pouvait s’en échapper. L’appareil a donc capturé la trace fossile des tout premiers photons (grains de lumière) qui ont jailli dans le cosmos. Ils ont voyagé environ 13 milliards d’années pour nous parvenir.

Le satellite Planck confirme la théorie du Big Bang

Ces images, qui excitent au plus haut point la communauté de scientifiques ( certains « auraient pu échanger leurs enfants contre cette image", selon l’astrophysicien George Efstathiou, de l'Université britannique de Cambridge (Royaume-Uni)), sont en effet extraordinaires à plus d’un titre. Elles confirment déjà simplement la théorie standard du Big Bang : l’univers est relativement simple, c’est-à-dire plat et en expansion. Elles ont également vieilli au passage la datation de l’univers qui s’est pris un coup de vieux de quelques 80 millions d’années : l’univers serait ainsi né il y a 13,82 milliards d’années. Le rayonnement fossile était de 3 000 °C à l’époque. Il est aujourd’hui de 3°C au dessus du zéro absolu (-273,15°C), température la plus basse qui se trouve dans l’univers.

La prouesse technologique de Planck

Cette image est une prouesse technologique, en apesanteur et dans le vide, qu' "aucun engin spatial ne pourra surpasser avant longtemps", a souligné Jean-Jacques Dordain, directeur général de l’Agence spatiale européenne (ESA).

Le rayonnement de fond cosmologique (CMB) possède d'infimes fluctuations de température correspondant à des régions de densité légèrement différente, des "grumeaux" de matière qui contiennent le germe de toutes les étoiles et galaxies que nous connaissons aujourd'hui. Pour pouvoir mesurer ces minuscules fluctuations, au millionième de degré près, l’équipe scientifique a dû refroidir l'instrument haute-fréquence HFI de Planck à seulement un dixième de degré au-dessus du zéro absolu.

C’est “sans équivalent”, lance Jean-Jacques Dordain, qui affirme que cette image permet une connaissance vingt fois meilleure de l’univers. Les zones d’ombres que cette photographie dévoile semblent motiver encore davantage les chercheurs à percer tous les secrets de notre univers.

Par Charlotte Loisy

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