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Le Chiffre du jour

56% des jeunes préfèrent chômer que bosser sans Facebook

Le 30/12/2011 à 10:14:33
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Plutôt ne pas travailler que d'être privé de Facebook au boulot ! Les addicts au célèbre réseau social se font entendre via des études menées par le groupe Cisco afin de mesurer les nouvelles habitudes des adeptes de la technologie.

Plus de la moitié des étudiants sont prêts à refuser un emploi dans une entreprise qui interdirait l’accès aux réseaux sociaux. Ce sondage réalisé pour Cisco contraste avec l’étude menée par la société d’études marketing Lightspeed Research affirmant que 10,5 % des Français inscrits sur Facebook ont déserté le réseau social en 2011. Première raison invoquée, à 43 % : l’ennui. La dernière (1 % des sondés) : la « peur de ne plus pouvoir s’en passer ». L'étude menée par Cisco apporte d'ailleurs d'autres informations étonnantes sur les populations jeunes et leur rapport à Facebook en particulier et internet en général.

On peut encore lire dans le bilan de ce sondage dont les résultats sont parus il y a quelques semaines déjà que "plus d'1 étudiant sur 4 (27 %) déclare que rester connecté sur Facebook est plus important que les sorties, les relations amoureuses, écouter de la musique ou passer du temps avec ses amis". Voilà qui deviendrait presque inquiétant, pathologique. Peut-on préférer les relations désincarnées aux relations humaines concrètes ? Avec les mêmes personnes qui plus est. On découvre ainsi qu' "environ 1/3 des étudiants et des jeunes salariés sondés (33 %) estime qu'Internet est aussi important que l'air, l'eau, l'alimentation et le l'habitat". Un accès internet aussi importe que l'oxygène ? Dans le même esprit on peut aussi lire que "plus de la moitié des sondés (55 % des étudiants et 62 % des salariés) déclare ne pas imaginer vivre sans Internet". Internet deviendrait-il vital ? On est loin des plaisirs naturels et nécessaires dont Epicure prônait la pratique.

L'étude Connected World Technology de Cisco montre en tout cas clairement la dépendance grandissante des hommes vis-à-vis de certains usages de la technologie. L'addiction à Facebook, Twitter and Co. deviendra-t-elle avec le temps véritablement pathologique ? Avec quelles conséquences ? Si les technologies ont toujours su rapprocher les hommes, Facebook, n'est-il pas, tout en donnant la parfaite illusion de créer des liens, de nous éloigner les uns des autres ?

Par JFM

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