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Décryptage

Sale temps pour les juges

Le 30/09/2008 à 16:53:22
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Philippe Courroye: il "se paie" Botton et Noir

L'affaire Noir-Botton? C'est lui. Les ventes d'armes à l'Angola? C'est lui. La demande de renvoi de Charles Pasqua devant la Cour de justice de la République? C'est encore lui. La mise en examen de Pierre Bédier? C'est toujours lui. Les dérives du Crédit Lyonnais? C'est encore et toujours lui. Philippe Courroye, procureur de la République au tribunal de Grande Instance de Nanterre. Un quinqua tout en discrétion, né le 10 janvier 1959 à Lyon. Dans le privé, le juge manie avec virtuosité les imitations d'hommes célèbres. Passionné de poésie (Verlaine, Baudelaire) et de littérature (Patrick Modiano), il est aussi mélomane, amoureux de Puccini et de Verdi et fréquente assidûment l'Opéra Bastille. Une façon de décompresser et d'oublier ses dossiers quelques heures durant. A son tableau de chasse: plusieurs stars du gotha politique ou financier. Michel Noir et Alain Carignon, Charles Pasqua, Jean-Charles Marchiani ou Jean-Yves Haberer, l'ex-patron du Crédit Lyonnais.
Quatrième de sa promotion à la sortie de l'Ecole nationale de la magistrature, le Héron, comme ses collègues le surnomment à ses débuts en raison de sa grande taille, concède qu'il aurait pu être pianiste ou guide de haute montagne. Son dernier coup de force: la mise en examen du nationaliste corse Charles Pratique
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