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Insolite

Un jeu vidéo pour guérir la dépression

Le 27/04/2012 à 09:05:43
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Une équipe de chercheurs néo-zélandais a créé un jeu vidéo contre la dépression. Une méthode qui s'avérerait plus efficace qu'une thérapie traditionnelle.

C'était l'un des thèmes de la campagne de Jacques Cheminade : interdire les jeux vidéo violents. Il est vrai qu'après les déclarations d'Anders Breivik, auteur de la tuerie en Norvège, qui avait dit avoir joué 17 heures d'affilée à Modern Warfare, il y avait de quoi s'inquiéter.

Mais une équipe de chercheurs néo-zélandais, de l'université d'Auckland, a créé un jeu vidéo bien particulier, qui pourrait faire taire les réfractaires. Ils ont en effet développé un outil qui serait efficace contre la dépression chez les adolescents, qui toucherait un quart d'entre eux en Nouvelle-Zélande.

Des paliers de guérison

Le jeu, intitulé Sparx, possède sept niveaux, correspondant chacun à un palier vers la guérison. Le but de la mission est d'éradiquer les pensées négatives, pour les remplacer par des positives.

Le joueur évolue donc dans un monde fantastique, grâce à un avatar et s'attaque à toutes sortes d'ennemis. Au début, le « gamer » affronte les « gloomy », de petits insectes qui représentent des pensées négatives. Ensuite, au cours d'un niveau nommé « Volcano », le joueur doit combattre des émotions fortes telle que la colère. Pour se faire, un dialogue s'établit avec un dragon et le joueur, pour le vaincre, doit choisir la bonne réponse parmi un choix multiple.

Un résultat convaincant

Afin de vérifier l'efficacité de la thérapie alternative, 187 adolescents ont participé à l'expérience. La moitié d'entre eux a testé le jeu de quatre à sept semaines, et le second groupe a suivi un traitement thérapeutique classique.

Trois mois plus tard, le verdict tombe : 44% des adolescents ayant essayé le jeu sont totalement guéris, contre seulement 26% pour ceux qui ont suivi une thérapie. Des résultats qui sont donc meilleurs, mais les chercheurs ne sont tout de même pas satisfaits.

Le problème vient du témoignage des « cobayes ». Si 96% des ados ayant eu un traitement classique le recommanderaient à leurs proches, seulement 81% des « gamers » conseilleraient le jeu vidéo. Un paradoxe étonnant, puisque malgré la réussite du test, le groupe où l'on trouve le plus de guéris semble moins enthousiaste.

Par Mathilde Bourge

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