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JO 2012 : les Français prêts à braver l'interdit pour les voir

Dossier
Le 07/08/2012 à 10:27:19
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Entre travailler et regarder les JO, le choix est cornélien pour les salariés. Et les Français détiennent la médaille d'or pour ce qui est de braver l’interdiction de leur patron de suivre les Jeux.

Cela fait déjà une dizaine de jours que les épreuves olympiques ont débuté et dans chaque pays, hommes, femmes et enfants supportent les athlètes de leur équipe nationale. Mais le problème c’est que les Jeux Olympiques n’attendent pas l'heure de sortie du bureau pour démarrer et certaines compétitions ont lieu pendant le temps de travail. Les patrons ont pris les devants et interdit, purement et simplement, de visionner l’évènement au travail.

Selon un sondage Monster, à travers le monde, 25 % des salariés se sont ainsi vu interdire par leur direction de regarder les JO pendant leur temps de travail. En France, ce chiffre s’élève même à 30 %, mais ce n’est pas suffisant pour dissuader tous leurs salariés.

Les Français, médaille d’or pour braver l’interdit

Faisant fi de l’interdiction patronale, certains salariés sont prêts à tout braver pour suivre en direct les épreuves des JO. Hors de question d’être prévenu des résultats par SMS ou d’attendre le résumé du journal télé. Ils prendront le risque de regarder les JO pendant leurs heures de travail, tout en essayant de ne pas se faire prendre. Et à ce petit jeu-là, les Français sont les plus courageux (ou les plus inconscients). 18 % des salariés se disent prêts à outrepasser l’interdiction de leur direction alors que dans le monde, la moyenne se situe à 8 %.

Quelques patrons ont préféré prendre le contrepied de cette tendance et encouragent leurs équipes à regarder, ensemble, les JO afin de créer un esprit de cohésion. C’est le cas de 16 % d’entreprises françaises dont EDF. La société distributrice d’électricité a même été jusqu’à installer des écrans dans différentes salles.

800 millions d’euros de perte de productivité

Les patrons sont nombreux à interdire de suivre les épreuves, car les JO, pour eux, ce n’est pas une bonne affaire. Pendant que leurs salariés regardent les JO, ils ne travaillent pas et s’ils ne travaillent pas, au bout du compte c’est une baisse de productivité de l'entreprise qui attend le patron. Une étude américaine a chiffré la perte de productivité à 800 millions d’euros, seulement sur les deux semaines des JO.

En France, une utilisation personnelle du poste de travail est autorisée à condition qu’elle reste raisonnable. Au-delà de ce seuil, la sanction peut aller jusqu’au licenciement. Vous êtes prévenus.

Par Maëla Priolet

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