La conduite accompagnée accessible dès 15 ans

Depuis le 1er novembre, les jeunes peuvent débuter la conduite accompagnée dès l'âge de 15 ans. Le but : réduire les accidents lors des premières années du permis.

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Depuis le 1er novembre, les jeunes peuvent débuter la conduite accompagnée dès l'âge de 15 ans. ©ShutterStock

Depuis le 1er novembre, il est possible de croiser sur la route des conducteurs âgés de 15 ans. L’âge de l’accès à la conduite accompagnée a été avancé d’un an afin que « les jeunes candidats au permis de conduire qui choisiront cette formule [puissent] passer le permis plus tôt, dès 17 ans et demi, afin de pouvoir conduire au premier jour de leur majorité », précise le ministère de l’Intérieur.

« L’objectif est de porter le nombre de jeunes bénéficiant de la conduite accompagnée de 30 à 50 % d’ici à fin 2017 », ajoute le ministère, qui envisage également d’ouvrir la possibilité à des bénévoles de suppléer les parents ne pouvant pas assurer la conduite accompagnée de leurs enfants. « Avancer d’un an l’accès à la conduite accompagnée offre aux candidats et leur (ou leurs) accompagnateurs(s) davantage de temps pour organiser les séquences d’apprentissage de la conduite et réaliser les 3.000 kilomètres à parcourir. »

27 % d’accidents en moins

« Les jeunes conducteurs seront ainsi mieux formés, et la sécurité en sera renforcée : grâce à l’apprentissage anticipé de la conduite, l’accidentologie est diminuée de 27 % la première année du permis pour les 18-19 ans, et de 25 % pour les 20-21 ans. »

« Plus d’expérience au volant, c’est également un meilleur taux de réussite au permis de conduire : 73,9 % de succès, contre 55,2 % par la voie traditionnelle », assure le ministère.

« Pour les jeunes de France, le permis de conduire est le plus souvent un permis de travailler. C’est pourquoi, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, a présenté avant l’été une refonte de l’examen du permis de conduire pour réduire les délais de passage de l’épreuve pratique, et le coût induit pour les jeunes et leurs familles », rappelle le ministère.

Mathilde Bourge