La fin du maïs transgénique

Après l’Assemblée nationale, c’est au Sénat de voter l’interdiction de toute culture de maïs génétiquement modifié. Presque dix ans après les premiers scandales sur les OGM.

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« La mise en culture des variétés de maïs génétiquement modifié est interdite sur le territoire national ». ©ShutterStock

Non au maïs transgénique sur les terres françaises ! La proposition de loi interdisant la culture du maïs transgénique en France a été adoptée par le Sénat, lundi 5 mai, à 172 voix pour et 147 contre. La France montre « par un geste politique fort » sa décision d’interdire le MON 810.

MON 810 : l’exception française

L’article unique de cette proposition de loi stipule que « la mise en culture des variétés de maïs génétiquement modifié est interdite sur le territoire national ». Et ce malgré les nombreux contre-arguments économiques et financiers qu’avançaient certains agriculteurs. Car au vu des faibles cultures de maïs issues d’OGM, il n’y aura aucun « préjudice grave et immédiat sur la situation économique ».

Ce texte qui a été voté alors que des semis ont déjà été effectués, précise également que des destructions de culture peuvent être ordonnées en cas de non-respect de l’interdiction. Vendredi 2 mai, des faucheurs volontaires, parmi lesquels on comptait Green Peace et José Bové, avaient mené une action d’arrachage de maïs OGM plantés en dépit de l’arrêté d’interdiction dans la Haute-Garonne.

Un vote attendu par tous

Alors que MON 810 est le seul OGM actuellement cultivé dans l’Union Européenne, la France, elle, essaie d’imposer un moratoire sur ces cultures d’organismes génétiquement modifiés sur son sol depuis 2009.

Un jugement et un vote qui étaient attendus par les pro et anti OGM. Une défaite pour le groupe américain Monsanto et certains céréaliers, mais une victoire pour les écologistes et une partie du milieu agricole. Par deux fois déjà, le Conseil d’État avait annulé des interdictions de mise en culture du maïs transgénique.

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