La Licra crée une application contre les tags racistes

La Licra vient de lancer une application mobile permettant à ses utilisateurs de dénoncer les tags racistes « bombés » sur les murs. App’Licra est disponible sur iTunes et Android Market depuis ce mardi.

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Avec App'Licra, les utilisateurs de smartphones ont la possibilité de photographier les tags et graffitis à caractère raciste pour ensuite les transmettre à la Licra. - Crédit photo : Getty Images ©ThinkStock

La Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) développe son action sur smartphone. Ce mardi, elle a présenté App’Licra, une application mise en place pour dénoncer les tags racistes afin de les faire effacer plus rapidement.

La Licra invite les citoyens à photographier les tags racistes

Il est temps d’étendre « le combat sur la toile », a déclaré à la presse Alain Jakubowicz, le président de la Licra. L’application, disponible sur iTunes et Android Market, a été conçue en réponse à la progression des actes racistes depuis 2008 (+ 21 % en 2012 selon l’AFP) et à la popularisation des smartphones. « Il fallait faire quelque chose avec cet outil », explique Pierre Fournel, vice-président de la ligue.

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Avec cette application, les usagers ont la possibilité de photographier les tags et graffitis à caractère raciste pour ensuite les transmettre à la Licra. Si l’organisation estime qu’il s’agit bien d’un acte raciste, elle contactera les services municipaux pour qu’ils effacent le tag dès que possible. La géolocalisation du cliché est automatique.

App’Licra pourrait bientôt s’attaquer aux posts Facebook

En dehors de cette action, App’Licra propose de mettre en relation les victimes et les témoins de racisme avec le service juridique de l’association. Selon le Huffington Post, l’application pourrait prochainement s’attaquer aux publications sur les réseaux sociaux.

La ministre de l’Économie numérique, Fleur Pellerin, a félicité la Licra pour la mise en place de cette « application d’intérêt publique [qui démontre que] le numérique peut aussi être utilisé comme un rempart contre la haine ».

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Cécile David