La longévité ne serait pas inscrite dans les gènes

Selon des chercheurs américains, la longévité ne serait pas inscrite dans nos gènes. Aujourd'hui, rien ne permet d'expliquer pourquoi certaines personnes vivent plus longtemps que d'autres.

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Selon des chercheurs américains, la longévité ne serait pas inscrite dans nos gènes. ©ShutterStock

La longévité est-elle inscrite dans nos gènes ? Selon les chercheurs de l’Université de Standford, la réponse est non. L’équipe, dirigée par Hinco Gierman, a étudié le génome de dix-sept grands centenaires (plus de 110 ans) vivant aux Etats-Unis. D’après leurs résultats, ces personnes ne présentaient aucune variation particulière pouvant expliquer le secret de leur longévité.

« Ces découvertes ne permettent pour l’instant pas d’expliquer le phénomène biologique de la longévité mais pourraient se révéler utiles pour de futures recherches », estiment les chercheurs.

Une pilule contre le vieillissement ?

Récemment, le généticien Hugo Agilaniu expliquait avoir découvert une hormone produisant l’effet d’un régime drastique, ayant pour conséquence de lutter contre le vieillissement. Avant d’arriver à ce résultat, le chercheur français et son équipe étaient partis du postulat qu’un régime drastique, à la limite de la malnutrition, augmentait la durée de vie et diminuait les risques de maladies liées à la vieillesse.

« Si l’on arrive à comprendre tous ces mécanismes, on pourra agir pour avoir les effets positifs sans les effets négatifs », se réjouissait Hugo Aguilaniu, qui assurait qu’ « il sortira[it] des choses d’ici une dizaine d’années ».

A l’heure actuelle, la planète ne compte que soixante-quatorze super centenaires. En France, on ne dénombre pas moins de 15.000 centenaires depuis 2010, soit treize fois plus qu’en 1970. L’Institut National des statistiques et de l’économie (Insee) estime que la France pourrait compter 200.000 centenaires d’ici 2060.

Maxime Quéma