La RATP se convertit à l’Open Data

La RATP s'est décidée à ouvrir ses données au grand public. Certains entrepreneurs pourront donc imaginer de nouvelles applications en toute tranquillité.

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metro ©ThinkStock

Alors qu’il y a un an, la RATP obligeait l’application pour iPhone « CheckMyMetro » à fermer, il semblerait qu’aujourd’hui, la compagnie de transports collectifs ait changé d’avis.

Cette application, qui permettait d’avoir le plan du réseau et les horaires de passage des transports en commun, était vue d’un mauvais œil par la RATP, qui refusait catégoriquement de partager ses données. Aujourd’hui, elle s’ouvre peu à peu.

Sur son site internet, le réseau affirme vouloir « s’associer à la démarche globale d’ouverture des données publiques (Open Data), initiée par l’État français avec la mission Etalab ». Ainsi, la RATP espère pouvoir « permettre à des tiers, et notamment des développeurs et entrepreneurs (…) d’imaginer de nouvelles manières de les utiliser et de les valoriser en créant de nouveaux services mobiles et applications de manière toujours plus innovante ».

Néanmoins, l’ouverture sera « progressive ». Sur le site dédié à cet effet, data.gouv.fr, les citoyens lambdas peuvent donc avoir accès aux positions géographiques des stations, au tableau des correspondances, au relevés de qualité de l’air dans les stations et à la liste des commerces agréés, ces données étant sous licence libre Etalab, soit celle du gouvernement.

En revanche, les plans schématiques ne sont pas sous licence libre mais sous une autre, gratuite et propre à la RATP.

Maxime Quéma