La reconnaissance faciale bientôt testée à l’aéroport de Roissy

Les dispositifs de sécurité se multiplient dans la capitale française, notamment dans les espaces publics qui voient défiler au quotidien de nombreux voyageurs. L'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle va tester en mai prochain un dispositif de reconnaissance faciale.

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Bientôt la reconnaissance faciale dans les aéroports de Paris ©ShutterStock

Depuis les attentats de Paris, le gouvernement, qui a décidé de renforcer le plan Vigipirate, a déployé d’énormes moyens de sécurité dans les espaces publics. La capitale a vu ainsi s’intensifier, en faveur des Parisiens et des visiteurs, les patrouilles de militaires dans les gares, les contrôles fréquents des forces de l’ordre dans les bâtiments municipaux ou encore les solutions d’information du public en cas de crise. Un plan de vidéoprotection a également été adopté. Quant à l’aéroport de Roissy, un système de protection des voyageurs va être accentué prochainement. La nouveauté, c’est la reconnaissance faciale.

Des dispositifs de sécurité innovants

Augustin Romanet, le président du groupe Aéroports de Paris (ADP), qui s’appelle dorénavant Paris Aéroport, a présenté au Parisien, ce jeudi 14 avril, sa nouvelle stratégie de sécurisation du public. Au programme de ce changement, des services innovants, mais le plus révolutionnaire, c’est la mise en place de la reconnaissance faciale. L’objectif de ce type de contrôle est de diminuer « le temps d’attente des usagers aux passages aux postes-frontières, qui a tendance à s’accroître en raison d’effectifs de police qui n’ont pas augmenté depuis 2008 » pour ainsi « dégager du temps aux policiers pour effectuer d’autres tâches », annonce Augustin Romanet, dans une interview accordée au quotidien.

Ce dispositif, qui sera testé en mai prochain à Roissy-Charles-de-Gaulle, est censé identifier les visages même maquillés ou dissimulés par une barbe ou une perruque. Toutefois, aucun détail supplémentaire n’a été dévoilé concernant ce type de reconnaissance, qui a pourtant été adopté à l’étranger. Au Japon, en Russie ou encore au Brésil, une technologie 3D permet de photographier les visages en temps réel et de les comparer à ceux contenus dans les bases de données.

Le président du groupe Paris Aéroport dévoile également l’amélioration des services de contrôle en zone publique. « Des patrouilles avec des chiens se multiplient, nous avons également des profileurs et on améliore notre système de vidéosurveillance », explique-t-il. En effet, l’ADP dispose aujourd’hui de 9000 caméras contre 1000 avant le 11 septembre 2001. Un moyen efficace de filmer les terroristes en cas d’attaque. L’installation de portiques aux portes des aéroports n’est toutefois pas à l’ordre du jour.

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Roumaissa BENAHMED