La SNCF étoffe son offre low-cost

La compagnie ferroviaire a annoncé ce jeudi 3 septembre l’extension de réseau de son TGV à bas prix Ouigo, ainsi que le développement de son offre d'autocar longue distance.

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La SNCF étoffe son offre low-cost ©Laurent Cipriani/AP/SIPA

Lancé en avril 2013, ces TGV circulent actuellement entre la gare de Marne-la-Vallée, à l’est de Paris, et des villes du sud de la France, notamment Lyon et Marseille. Dès le premier trimestre 2016, l’offre « s’étendra au nord et à l’ouest de l’Hexagone pour offrir plus de 6 millions de voyages à partir de 10 €, près de 50 liaisons soit 3 fois plus qu’aujourd’hui », souligne la SNCF dans un communiqué. Ainsi, huit nouvelles gares seront desservies : Tourcoing, TGV Haute Picardie, Nantes, Rennes, Angers, Le Mans, Massy TGV mais aussi Roissy Charles-de-Gaulle TGV.

Depuis sa mise en place il y a deux ans, le service low-cost de la SNCF est un succès. « Aujourd’hui, nous transportons 3,5 millions de passagers, détaille Tanguy Roumegoux, directeur de Ouigo. C’est presque le maximum que ce que nous pouvons transporter. Et nous sommes à l’équilibre. »

Plus de liaisons pour les autocars

La SNCF souhaite également étendre son offre d’autocar longue distance. iDBUS devient Ouibus. L’objectif, proposer des prix plus attractifs et davantage de liaisons. Car la libéralisation du transport par autocars, rendue possible depuis cet été grâce à la loi Macron, engendre une concurrence accrue. La compagnie ferroviaire va ainsi « tripler sa flotte, doubler sa taille et son offre en 2016 pour proposer 4 millions de voyages à partir de 5 euros avec 130 liaisons vers 46 destinations ». Ces offres de transports seront proposées sur le même site internet, Voyages-sncf.com.

En plus de Paris-Bercy, une nouvelle gare routière verra également le jour dans le quartier de La Défense.

Le TGV, quant à lui, est repositionné comme « le voyage à grande vitesse à haute qualité de service », à prix plus élevé, tandis que les Intercités et TER viennent à mi-chemin entre TGV classique et offre à bas coûts. « Cette gamme longue distance permet de situer chaque offre en fonction du temps de voyage, du prix et du niveau de service », indique le communiqué.

Le terme low-cost, longtemps tabou, est désormais assumé « à 100 % » par la SNCF. « Mais c’est du low-cost sans concession avec la sécurité, avec la réglementation du travail ou avec l’entretien du matériel. C’est un tournant important. Mais il est assumé », confie Guillaume Pepy, le président de la compagnie.

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Marine Vautrin