L’amitié serait un antidouleur puissant

Vous avez mal au dos ou ailleurs ? Ne cherchez plus, on a trouvé le remède idéal pour soulager vos douleurs. L’amitié pourrait être un antidouleur aussi puissant que les médicaments.

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L’amitié pourrait être un antidouleur puissant ©ShutterStock

L’annonce a de quoi faire sourire. Pourtant, c’est le résultat d’une étude sérieuse menée par des chercheurs britanniques de l’université d’Oxford, et publiée dans la revue Nature. Selon les scientifiques, les endorphines libérées par l’amitié pourraient être un antidouleur aussi puissant que les médicaments à base d’opiacés (substances dérivées de l’opium) comme la morphine, pourtant prescrite pour des douleurs modérées à sévères. Fini les traitements médicaux coûteux, la solution serait-elle aussi simple que de s’entourer de bons amis ?

Notre santé détériorée par le manque d’interactions sociales ?

Les chercheurs ont fait appel à un échantillon de 1100 participants, chez qui ils ont étudié pour chacun d’entre eux le lien entre l’amitié et la tolérance à la douleur. Le premier facteur déterminé est l’amitié représentée par le nombre de personnes contactées au moins une fois chaque mois. L’enquête dévoile ainsi que les individus les plus entourés étaient ceux qui souffraient le moins. « Des études suggèrent que la quantité et la qualité de nos relations sociales influent sur notre santé physique et mentale et peut même être un facteur déterminant notre espérance de vie », a expliqué Katerina Johnson, l’une des signataires de l’étude.

La présence d’endorphines, appelées également « hormones du plaisir », pourrait être l’explication de ce résultat. L’action de ces endorphines sécrétées par notre cerveau lors d’activités physiques intenses, engendre la lutte contre le stress et rend naturellement plus supportable la douleur. Leurs propriétés analgésiques aideraient donc à tisser des liens sociaux. À noter que les personnes stressées compteraient un cercle d’amis plus restreint. Notre santé serait-elle détériorée par les faibles interactions sociales ? C’est ce qu’avoue Katerina Johnson : « Dans cette ère numérique, les lacunes dans nos interactions sociales peuvent faire partie des facteurs négligés qui contribuent à la détérioration de notre santé ».

Les personnes qui font du sport auraient également un entourage plus restreint. L’activité physique se substituerait-elle à l’entretien de relations sociales ? Cette observation mérite toutefois d’être approfondie. En attendant, si vous voulez un conseil, restez proche de votre entourage !

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Roumaissa BENAHMED