Le bisphénol A sera interdit des emballages alimentaires en 2015

La proposition de loi visant à interdire le bisphénol A (BPA) dans les emballages alimentaires a été adoptée par les députés ce mercredi et prendra effet le 1er janvier 2015.

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Le bisphénol A se trouve dans les boites de conserve © Olivier Le Moal ©Fotolia

Il n’y aura plus de bisphénol A (BPA) dans les composants des emballages alimentaires à partir du 1er janvier 2015. Les députés français ont en effet adopté la proposition de loi du socialiste Gérard Bapt ce mercredi 28 novembre 2012 à l’assemblée nationale.

Après l’interdiction de tout bisphénol A dans les contenants prévus pour les nourrissons (notamment les biberons) à compter du 1er janvier 2013 suite à la loi du 30 juin 2010, ce composant devient banni des emballages à destination des adultes.

Bisphénol A et les dangers pour la santé

Cela fait maintenant plusieurs années que le bisphénol A (BPA) est suspecté de provoquer des troubles endocriniens et des troubles de la reproduction chez l’homme, et les nourrissons ont été les premiers à faire l’objet de mesures préventives.
La loi qui a été votée ce mercredi étend dès 2013 aussi l’interdiction d’utiliser ce composant pour les emballages à destination d’enfants de moins de 3 ans.
Il faudra attendre toutefois 2015 pour que l’ensemble des emballages alimentaires soient concernés, le temps pour les industriels de trouver un composant de substitution et de se retourner.
Un délais de complaisance jugé indispensable tant le bisphénol A (BPA) est en réalité utilisé massivement aujourd’hui. Concrètement, on en trouve à l’intérieur des boites de conserves ou des canettes par exemple.

La ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, s’est félicitée de ce vote : « Avec cette proposition de loi, notre démarche est claire : en matière de santé publique, la sécurité de nos concitoyens est notre première exigence », a-t-elle indiqué.
Il reste maintenant une lecture au Sénat en janvier de cette proposition de loi pour que le processus législatif soit complet.

Hélène Demazures