Le burn-out, une maladie professionnelle ?

Dans le Journal du dimanche, 26 députés ont réclamé que le burn-out soit reconnu comme une maladie professionnelle. Ainsi, les cotisations des patrons paieraient les congés des employés.

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Dans le Journal du dimanche, 26 députés ont réclamé que le burn-out soit reconnu comme une maladie professionnelle. ©ShutterStock

Un travailleur sur trois serait au bord du burn-out. C’est à partir de cette conclusion que vingt-six députés ont signé une tribune dans le Journal du Dimanche (JDD) pour que le stress au travail soit reconnu comme une maladie professionnelle comme les autres. Selon eux, le burn-out devrait être pris en charge par la branche accident du travail et maladies professionnelles (AT-MP) de la Sécurité sociale.

Aujourd’hui, toute personne souffrant de surmenage au travail peut bénéficier d’un arrêt maladie ou d’un temps partiel thérapeutique. Cependant, très peu de cas sont considérés comme une maladie professionnelle prise en charge par l’AT-MP, financée par les cotisations patronales.

Le burn-out coûte 1 milliard d’euros à la Sécurité sociale

Pourtant, le burn-out est considéré comme « une question majeure dans notre société du 21e siècle ». « Aujourd’hui, un salarié sur quatre du secteur privé déclare avoir eu un problème psychologique grave au travail », soulignent les députés. Au total, selon une étude du cabinet Technologia, plus de 3 millions d’actifs seraient à risque d’épuisement professionnel. Dans leur tribune, les élus français pointent du doigt la « souffrance généralisée dans le monde du travail. »

Ainsi, les députés proposent d’intégrer au tableau des maladies professionnelles deux éléments supplémentaires : la « dépression suite à un épuisement profond » et le « stress post-traumatique au travail. » « Cette reconnaissance est indispensable pour faire que les effets de l’épuisement nerveux au travail soient à la charge de ceux qui en sont responsables, c’est-à-dire les employeurs », estiment les élus. Une mesure qui pourrait considérablement allégé le budget de la Sécurité sociale, qui dépenserait environ un milliard d’euros rien que pour le burn-out des salariés.

Maxime Quéma