Le « check », bien plus hygiénique que la poignée de main

Par une étude récente, des chercheurs ont démontré que se saluer par un check, c’est-à-dire se cogner les poings, est bien plus hygiénique que se serrer la main. La geste permettrait de diminuer largement la transmission des bactéries.

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Le check permettrait de transmettre jusqu’à dix fois moins de bactéries que la poignée de main ©ShutterStock

Le check va-t-il bientôt détrôner la traditionnelle poignée de main ? A en croire une étude de l’université d’Aberystwyth, au Pays-de-Galles (Royaume-Uni), cela serait préférable. Le check, ou « fist bump », largement plébiscité par les adolescents, consiste à se saluer en se frappant les poings. Le geste est encore loin de rentrer dans les mœurs du monde professionnel, mais pour l’équipe de chercheurs du docteur Withworth, il permettrait de transmettre jusqu’à dix fois moins de bactéries que la poignée de main. Les résultats complets de l’étude seront publiés dans l’édition d’août de l’American Journal of Infection Control.

Fist bump : un geste rapide préconisé par les scientifiques

Avant d’en venir à cette conclusion, les scientifiques ont testé plusieurs manières de se dire bonjour avec les mains, des plus simples aux plus sophistiquées. Ils ont pour cela utilisé des gants en caoutchouc qu’ils avaient au préalable trempé dans des cuves contenant la bactérie E. Coli, responsables entre autres de gastro-entérites, infections urinaires ou méningites. Au final, le fait de se cogner les poings s’avère être la façon la plus hygiénique de se saluer par contact. Le geste est en effet plus rapide et expose une partie plus réduite de la main.

Derrière son apparence insolite, cette étude est bien plus sérieuse qu’elle n’y paraît. Elle vient d’ailleurs confirmer des travaux de la West Virginia University publiés dans le Journal of Hospital Infection en novembre 2013. Les scientifiques préconisaient la démocratisation du check à tout le personnel hospitalier pour réduire « la transmission des bactéries et améliorer la santé et la sécurité des patients et du personnel ».

Pour les anglophones, la vidéo de l’expérience des scientifiques de l’université d’Aberystwyth :


Adrien Guiset