Le crédit renouvelable se multiplie, les dettes aussi

Malgré le risque de surendettement et la loi Lagarde sur les crédits à la consommation, le crédit renouvelable prolifère en France, révèle une enquête UFC-Que Choisir.

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L’UFC-Que Choisir a dévoilé, mardi, les résultats de son enquête menée en magasins et auprès de sites internet, sur le respect de l’application de la loi Lagarde relative aux crédits à la consommation. Presque un an après l’entrée en vigueur du texte, les grandes surfaces apparaissent comme les « supermarchés » du crédit renouvelable. Et, alors que la loi devait encadrer les pratiques commerciales, notamment lors de la souscription, il s’avère que dans plus de 70 % des cas, le crédit est camouflé par des termes tels que « réserve d’argent » ou « panier ». Aucune alternative n’est proposée.

Qu’appelle-t-on crédit renouvelable ?

Le crédit renouvelable est autrement appelé crédit permanent ou encore crédit revolving. Il s’agit en fait d’une forme de crédit à la consommation qui permet d’acheter le produit de son choix. Une somme d’argent est mise à disposition de l’emprunteur, sur un compte ouvert auprès du prêteur. La somme d’argent est empruntable à tout moment, en partie ou en totalité. Et, au fur et à mesure des remboursements, la somme se reconstitue. Mais ce type de crédit, par des intérêts élevés, s’avère coûteux. Il peut constituer une incitation dangereuse à la surconsommation et conduire au surendettement.

Que dit la loi Lagarde ?

La loi Lagarde, entrée en vigueur le 1er mai 2011, pose l’obligation de proposer au consommateur le choix entre un crédit amortissable et un crédit renouvelable, dès lors que le prix de son achat dépasse les 1 000 euros. Surtout, elle impose aux établissements de s’assurer de la solvabilité de l’emprunteur tout au long du remboursement du crédit renouvelable, et plus seulement à son ouverture. Or, plus de quatre crédits renouvelables sont présents en moyenne dans les dossiers de surendettement.

Maëla Priolet