Le nom du père : transmission des traditions

Alors que l’Insee publie ce mardi 1er septembre ses chiffres sur le nombre de naissances en France en 2014, la tendance à donner le nom du père à l’enfant reste majoritaire, à 83 %.

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La baisse de natalité en France influe sur l’économie du pays ©ShutterStock

En 2014, le nombre de naissances en France équivaut (à peu près) à la population du département de l’île de la Réunion. Plus de 810 000 bébés ont vu le jour en France en 2014, un nombre qui reste stable comparé à 2013. Si les chiffres publiés par l’Insee ce mardi 1er septembre montre que ce chiffre reste élevé, il révèle également une tradition dont les Français ont bien du mal à se défaire.

Des traditions bien ancrées

Sur les 800 000 naissances, 83 % ont reçu le patronyme paternel. Alors que la loi autorise, depuis 2005, aux parents de transmettre à leur enfant, soit le nom du père, soit celui de la mère, soit les deux accolés, la tradition bien implantée, reste que la transmission du nom en France se fait par le père. Seuls 6,5 % des enfants ont reçu le nom de leur mère, et un enfant sur dix porte les noms des deux parents.

Une tendance encore plus ancré, dans les couples mariés qui fait exploser le chiffre à 95 %. Les couples qui ne suivent pas la tradition de la transmission du nom par le père, sont en général en union libre ou en concubinage.

Une stabilité déjà perdue pour 2015 ?

Les autres chiffres publiés par l’Insee montrent également que la part de naissances hors mariage continue de croître à 57,4%, soit un point de plus qu’en 2013. Elle est majoritaire depuis 2007. Si « depuis 2005, ma natalité est stable et dynamique », ce constat risque bien de changer à l’avenir.

Car au vu des premiers chiffres de 2015, certains économistes, comme Jacques Bichot, s’inquiètent. Sur le premier trimestre, seules 183 100 naissances ont été enregistrées contre 191 000 l’année dernière, pour la même période. Le risque ? Selon l’expert la baisse de natalité en France influe sur l’économie du pays, avec une perte nette de 84 milliards d’euros sur le PIB pour seulement 30 naissances en moins.

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Laurie Ferrère