Le riz, dangereux pour les enfants ?

Le riz pourrait représenter un risque pour la santé des enfants. Les autorités sanitaires danoises conseillent de diminuer les quantités données aux plus jeunes, en raison de l’importante concentration en arsenic de la céréale.

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À date, seul le Danemark a alerté sa population des risques potentiels liés à la consommation de riz. ©ThinkStock

Moins de riz pour les enfants ? C’est le conseil des autorités sanitaires danoises. Elles estiment que l’importante concentration en arsenic de la céréale représente un danger pour la santé des plus jeunes.

De l’arsenic dans le riz : le Danemark alerte sa population

Les chercheurs recommandent aux parents d’être « particulièrement attentifs ». Ils les invitent à éviter le lait de riz, les boissons et les gâteaux à base de riz ainsi que les céréales soufflées.

Pour quelles raisons les autorités s’affolent ? Dans leur déclaration du 16 mai, elles assurent que « les personnes consommant des aliments avec de l’arsenic inorganique quotidiennement courent un risque accru de cancer ». L’élément chimique peut être lié aux cancers des poumons, de la vessie et de la peau.

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À date, seul le Danemark a alerté sa population des risques potentiels liés à la consommation de riz. L’Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (Food and Drug Administration) devrait prochainement réaliser une étude pour savoir si, oui ou non, le riz représente un réel risque sanitaire. Un projet de loi a été annoncé afin de fixer un seuil concernant le taux d’arsenic autorisé. Il s’agit du R.I.C.E Act, le Reducing food-based Inorganic and organic Compounds Exposure Act.

Riz : les dangers restent limités

Inutile de s’affoler pour autant. Les spécialistes se veulent plutôt rassurants. « Dès qu’on parle d’arsenic, les gens paniquent. Des taux significatifs ont été détectés, mais une bonne partie de cet arsenic est déjà métabolisé par le riz, ce qui signifie qu’il a perdu une grande part de sa toxicité », explique Jean-Yves Dionne, directeur en pharmacologie (Terrafemina). L’expert recommande néanmoins d’être vigilant au niveau de la consommation des nourrissons. Les capacités de détoxification des bébés sont, en effet, plus faibles que celles d’un adulte.

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Damien Rigat