Le Spinosaurus : dinosaure mi-crocodile

Des paléontologues ont découvert un squelette complet de Spinosaurus. Ce dinosaure, mélange entre le Tyrannosaurus rex et le crocodile, rodait sur notre Terre il y a 97 millions d'années.

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Le Tyrannosaurus rex présente de grandes similitudes avec les crododiles. ©DR

Le mois de septembre aura été fructueux pour les paléontologues. Après la découverte du Dreadnoughtus et du Rukwatitan, des spécialistes dévoilent leurs recherches sur l’un des plus grand prédateurs que la Terre ait porté, le Spinosaurus.

Les caractéristiques du Spinosaurus

Avec ses 15 mètres de long et ses 20 tonnes, le Spinosaurus, plus gros que le Tyrannosaurus rex, possédait une crête dorsale faite de longues épines osseuses effilées fixées sur ses vertèbres ainsi qu’un museau allongé similaire à celui des crocodiles. A l’instar de cet animal, le dinosaure géant passait probablement la moitié de son temps dans l’eau. Les paléontologues français ont d’ailleurs analysé que les ratios entre les différentes isotopes de l’oxygène étaient assez proches de ceux que l’on retrouve aujourd’hui chez la tortue.

« De nombreux caractères morphologiques montrent une adaptation étonnante à la nage », détaille Nizar Ibrahim, paléontologue à l’université de Chicago et premier auteur de l’étude. « La queue, très flexible, pourrait avoir servi à se déplacer dans l’eau. Les narines sont assez hautes sur la tête pour éviter que l’eau n’y entre. Les pieds assez plats permettent à la fois de pagayer efficacement et de se déplacer sur un sol boueux. »

Enfin, les os des pattes sont très lourds pour favoriser l’immersion. Une particularité anatomique que l’on retrouve aujourd’hui chez les hippopotames.

Pas vraiment une première

En réalité, le premier squelette de Spinosaurus a été découvert en Egypte en 1912 par le paléontologues Ernst Stromer. Cependant, ces recherches ont été entièrement bombardées par l’armée britannique lors de la Seconde Guerre mondiale. Ce nouveau squelette, déterré au Maroc, aurait plus de 97 millions d’années.

Mathilde Bourge