Le terme « Mademoiselle » banni des formulaires administratifs

C'est officiel, la case "Mademoiselle" va définitivement être gommée des formulaires administratifs. Une victoire pour les organisations féministes qui jugent cette civilité "pas flatteuse".

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Capture d'écran du site madameoumadame.fr ©DR

Les féministes ont gagné. Une circulaire des services du Premier ministre, destinée aux ministres et préfets concernés, invite toutes les administrations du pays à se débarrasser progressivement des formulaires contenant les termes « Mademoiselle », « Nom de jeune fille » ou « Nom d’épouse ». Ils seront désormais remplacer par les expressions « Madame », « Nom de famille » ou « Nom d’usage ». Plusieurs circulaires en ce sens avaient déjà été transmises par le passé, recommandant d' »éviter l’emploi de toute précision ou appellation de cette nature ». Le document publié aujourd’hui souligne que « ces préconisations méritent d’être réaffirmées et prolongées pour tenir compte de l’évolution de la législation ».

Suppression de la case « Mademoiselle » : les féministes satisfaites !

En septembre dernier, les organisations Osez le féminisme ! et les Chiennes de garde appelaient toutes les femmes à se manifester pour réclamer la suppression de la case « Mademoiselle », une civilité jugée « discriminatoire, pas obligatoire et pas flatteuse ». Sur le site Internet madameoumadame.fr, qu’elles avaient alors créé pour expliquer en détail cette revendication, on apprend que le Danemark, les Etats-Unis et l’Allemagne ont abandonné cette double civilité et qu’au Canada, l’appellation « mademoiselle » est même devenue une insulte…

En novembre, la ministre des Solidarités Roselyne Bachelot, en charge du droit des femmes, avait personnellement demandé au premier ministre François Fillon le retrait du terme « Mademoiselle ». Elle a donc obtenu gain de cause, bien que les femmes non mariées risquent de devoir encore cocher cette case pendant un bout de temps. Les administrations ont pour ordre d’utiliser les anciens formulaires, déjà imprimés, jusqu’à « épuisement du stock ».

Julie Toury