Les cadeaux de Noël : ça se change ?

À croire que le père Noël ne vous a pas donné la bonne liste ! Le cadeau que vous avez offert ne plaît pas ou fait doublon ? Pas de soucis, vous comptez réparer votre erreur, mais ce n’est pas toujours si simple...

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Les cadeaux de Noël : ça se change ? ©ShutterStock

Que le cadeau ait été acheté sur le Net ou en magasin, le commerçant a l’obligation de le reprendre. 

Faux. Lorsque le cadeau a été acheté dans un magasin, le commerçant n’a aucune obligation de le reprendre, contrairement au site de e-commerce. Lorsque vous achetez en ligne, vous bénéficiez d’un droit de rétractation. Si le cadeau ne vous apporte pas satisfaction, vous avez 14 jours à compter de sa réception pour en demander le remboursement sans avoir à vous justifier. Il s’agit de 14 jours calendaires, c’est-à-dire que les jours fériés et chômés sont pris en compte dans le calcul du délai. Mais sachez que si le délai de rétractation se termine un jour férié ou chômé, il est prolongé jusqu’au jour ouvrable suivant. À retenir : lorsque vous achetez sur Internet, vous êtes finalement mieux protégé que lors d’un achat classique en magasin.

Si l’emballage du CD, acheté sur Internet, a été ouvert, vous perdez votre droit de rétractation. 

Vrai. Certains produits ne bénéficient pas du droit de rétractation en principe accordé pour un achat à distance, sauf si le e-commerçant vous l’accorde à titre commercial. C’est le cas des CD, DVD ou des logiciels informatiques dès lors qu’ils ont été ouverts. Cela serait trop facile de regarder le DVD et de le renvoyer après ! Il existe d’autres exceptions au droit de rétractation : les produits alimentaires, les produits qui ne peuvent être renvoyés pour des raisons d’hygiène (sous-vêtements), les cosmétiques ou les objets nettement personnalisés (bijou gravé d’un prénom par exemple).

Le magasin doit me laisser
 le choix entre un échange, un remboursement ou un avoir. 

Faux. Vous avez déjà la dernière saison de Game of Thrones. Heureusement Oncle Robert a conservé le ticket de caisse. Il va pouvoir se faire rembourser ou l’échanger contre un nouveau cadeau… à condition que l’enseigne le veuille bien. Eh oui, contrairement à une idée reçue, aucune loi n’accorde un délai de rétractation ou de réflexion pour un achat en magasin qui ne convient pas. Le commerçant n’est donc pas obligé d’échanger, de rembourser ou d’accorder un avoir à moins que le produit soit défectueux ou qu’il se soit engagé auprès de vous. C’est le cas de la plupart des magasins. Les modalités de retour sont généralement mentionnées sur le ticket ou en caisse.

Il est illégal de revendre des cartes ou des chèques cadeaux. 

Faux. L’enseigne des chèques cadeaux offerts à votre neveu ne convient pas, il n’y trouve pas son bonheur. Aucune loi ne vous interdit de les revendre. Pour simplifier la vie des consommateurs, il existe des sites Internet spécialisés dans la revente de ces titres (Placesdescartes.fr, Esioox.fr). Chaque année, plus de
 20 % des cartes et chèques cadeaux offerts ne seraient pas utilisés. Sur les 4 milliards d’euros de titres offerts, 800 millions resteraient dans les tiroirs au lieu d’être échangés d’après Placedescartes.fr.

Le commerçant me propose
 un avoir. Il a le droit de limiter à un mois sa date de validité. 

Vrai. Les conditions d’utilisation, montant et durée de validité de l’avoir sont librement fixées par le vendeur. Il n’y a en effet aucun texte qui réglemente la pratique des avoirs. Seule obligation légale, que les informations qu’il vous fournit sur son utilisation soient suffisantes. Ainsi, en cas de restriction, elle doit apparaître sur l’avoir ou être affichée clairement et de façon accessible dans le magasin.

J’ai acheté le cadeau à un particulier via un site Internet. Je bénéficie du délai de rétractation accordé à toute vente à distance.


Faux. Les règles de la vente à distance ne s’appliquent que lorsque la vente s’effectue entre un professionnel et un particulier. Vous ne bénéficiez donc pas de 14 jours pour vous rétracter et demander le remboursement de votre achat. Seule solution : le revendre à votre tour sur le Net !

Lorsque je retourne le cadeau, l’e-commerçant doit me rembourser les frais de livraison initiaux et les frais de retour.

Faux. Hormis le prix, le professionnel doit uniquement vous rembourser les frais de livraison que vous avez dû assumer. Attention, si vous avez choisi un mode de livraison plus cher que la livraison standard (livraison express…), il n’est pas tenu de prendre en charge le surcoût. Les frais de retour restent à votre charge à moins qu’il ne vous ait pas informé au préalable que vous deviez payer les coûts d’envoi ou que les conditions générales indiquent qui les prend à sa charge.

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Katy Le Moël