Les chauves-souris sont utiles pour l’agriculture mondiale

Selon une étude menée aux États-Unis, les chauves-souris permettraient à l’agriculture mondiale d’économiser plus d’un milliard de dollars en dévorant les parasites qui ravagent les cultures.

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Les chauves-souris sont utiles pour l’agriculture mondiale ©ShutterStock

Et si la solution pour faire des économies dans les cultures se trouvait avec les chauves-souris ? C’est en tout cas ce qu’affirment des chercheurs américains dans une étude publiée ce lundi 14 septembre. En dévorant les parasites qui ravagent les cultures, ces mammifères nocturnes permettraient à l’agriculture mondiale d’économiser plus d’un milliard de dollars.

Pour en arriver à cette conclusion, en 2013 et 2014, ils ont recouvert de filets 400 m2 d’un champ de maïs non génétiquement modifié dans l’État de l’Illinois, au nord des États-Unis pour empêcher les chauves-souris de venir la nuit se nourrir de vers de l’épi de maïs, la « helicoverperpa zea », une larve dévastatrice de cette culture.

Ainsi, les scientifiques ont analysé les dégâts provoqués par ces vers. Ils ont remarqué que les épis de maïs situés sous les filets et donc non accessibles aux chauves-souris avaient subi 56% plus de dégâts causés par ces vers que le reste du champ voisin. 

Un rendement augmenté de 1,4 %

Selon l’AFP, les chercheurs ont calculé que les chauves-souris ont permis d’accroître le rendement de 1,4% en moyenne ce qui, au cours actuel du maïs, génère environ 7,88 dollars supplémentaires par hectare et plus d’un milliard de dollars au niveau mondial, dont l’étude paraît dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des Sciences (PNAS).

Un gain loué aux seuls mammifères, car les filets ont été retirés pendant la journée pour permettre l’accès au champ étudié aux agriculteurs et aux oiseaux qui se nourrissent aussi des insectes. De plus, les épis de maïs sur lesquels les chauves-souris ont mangé ces larves avaient une concentration plus faible du fumonisine, une toxine produite par certains champignons qui est dangereuse pour le bétail et réduit considérablement la valeur des récoltes.

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Justine Dupuy