Les députés rejettent la baisse de la « taxe tampon »

Baisser la TVA de 20% à 5,5% sur les protections hygiéniques, c’est non. L’Assemblée nationale a rejeté, dans la nuit du mercredi 14 au jeudi 15 octobre, la demande des députés socialistes, alors que l’amendement avait pourtant été accepté, mardi 13 octobre, en commission.

0
933
Les députés rejettent la baisse de la « taxe tampon » ©ShutterStock

La TVA sur les tampons, serviettes hygiéniques et coupes menstruelles ne baissera pas. C’est dans le cadre du projet de budget pour 2016 que des députés socialistes ont tenté de faire passer un amendement pour réduire cette TVA de 20% à 5,5% sur les produits de protection hygiénique féminine.

Cet amendement était porté par la députée PS de la Vienne et présidente de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée, Catherine Coutelle, qui considère ces produits comme de « première nécessité ». Elle relayait la demande du collectif Georgette Sand, qui a lancé une pétition signée par plus de 17 700 personnes.

Une baisse des recettes de 55 millions d’euros

La proposition a cependant été rejetée par l’Assemblée nationale. Pour le secrétaire d’État au budget Christian Eckert, « le gouvernement ne souhaite pas bouger sur les taux de TVA ». L’adoption de cette mesure aurait diminué les recettes du budget de 2016 de 55 millions d’euros. Les députés ont donc refusé de faire un geste pour les femmes.

Selon le collectif Georgette Sand qui relève une étude britannique, « les femmes payées au SMIC consacrent au cours de leur vie l’équivalent de 38 jours (!) de travail à temps plein à l’achat de tampons et serviettes. » Christian Eckert a toutefois souligné que le taux de 20% était aussi appliqué aux mousses à raser pour hommes. De quoi rassurer les femmes dis donc !

Lire aussi : Une pétition pour connaître la composition des tampons

Marine Vautrin