Les moineaux sont aussi victimes de la malbouffe

Les Hommes ne sont pas les seuls à souffrir des effets d’une nourriture trop grasse et trop sucrée. Ce phénomène sociétal s’étend aussi chez les moineaux et plus particulièrement chez les oiseaux des villes.

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Les moineaux sont aussi victimes de la malbouffe ©ShutterStock

Alors très présents dans les grandes métropoles européennes, les moineaux seraient pourtant en déclin depuis quelques années. Comme le rapporte Futura Sciences, une équipe du Centre d’études biologiques de Chizé (CNRS, université de la Rochelle) a tenté de comprendre les causes de ce déclin. Pour cela, ils ont analysé 110 moineaux jeunes et moins jeunes, capturés sur deux sites différents, l’un en ville et l’autre en campagne, afin de déterminer si la vie en ville avait des conséquences sur « l’état nutrionnelles et la physiologie des volatiles » pour expliquer ce phénomène.

Pollution et alimentation trop grasse

Les résultats ne sont pas beaux à voir. Notre mauvaise alimentation en serait la cause puisque les moineaux des villes viendraient picorer dans nos poubelles et à divers endroits les aliments que nous jetons. Hamburgers, sandwichs, gâteaux, tout y passe. Contrairement aux moineaux des campagnes, les oisillons citadins seraient ainsi sensiblement plus petits de 5 à 10% et moins gros, mais le taux de gras dans leur organisme exploserait (2,5 contre 1,9).

Selon le biologiste Frédéric Angelier, cité par Futura Sciences, « ces données suggèrent que les moineaux urbains ont une nourriture trop grasse. En effet, pour une bonne croissance, les oisillons doivent surtout incorporer des protéines, via l’ingestion d’insectes », explique-t-il.

Si notre malbouffe a des conséquences sur les moineaux, elle ne le tue pas, mais empêcherait leur reproduction et stopperait la croissance et l’espérance de vie des tout petits. Outre la nourriture, la pollution sonore et atmosphérique sont également d’autres facteurs qui expliquent le déclin des moineaux des villes.

Pour sauver les moineaux, il ne reste plus qu’à réduire notre impact écologique et à les aider à manger les cinq fruits et légumes recommandés quotidiennement !

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Marine Vautrin