Les nouvelles mauvaises conduites au volant

Selon un sondage TNS Sofres, les conducteurs seraient moins nombreux à prendre le volant après avoir bu qu'il y a dix ans. En revanche, ils sont de plus en plus à téléphoner au volant.

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En 2014, 40 % des conducteurs ont entre 55 et 75 ans ©ShutterStock

Téléphoner au volant ou conduire en état d’épuisement… Autant de comportements que les Français seraient nombreux à adopter, ignorant totalement le danger qu’ils représentent. Selon une enquête TNS Sofres commandée par l’assureur Axa*, en dix ans, le profil des automobilistes a complètement changé.

D’après le baromètre, dont l’indépendance est pointée du doigt par de nombreux sites, aujourd’hui 40 % des conducteurs ont entre 55 et 75 ans, contre 30 % en 2004. Seuls 4 % auraient entre 18 et 25 ans, quand ils représentaient 8 % des automobilistes il y a dix ans.

Autre phénomène remarqué par l’enquête : les femmes représenteraient désormais 50 % des conducteurs et seraient de « meilleures conductrices » que les hommes.

De plus en plus de gens téléphonent au volant

Le baromètre TNS Sofres révèle certains progrès en matière de conduite. Selon l’enquête, 20 % des automobilistes reconnaissent dépasser régulièrement les 170 km/h sur l’autoroute contre 30 % en 2004. Même constat concernant l’alcool au volant, qui concernerait 6 % des conducteurs contre 14 % en 2004.

Cependant, l’apparition de nouveaux risques « majeurs » préoccupe : 34 % affirment téléphoner en conduisant (18 % en 2004), dont 42 % ne possèdent pas de kit mains libres. De plus, 20 % des sondés avouent consulter ou envoyer des SMS au volant.

Enfin, 30 % des conducteurs interrogés déclarent qu’il leur arriver de rouler quatre ou cinq heures sans faire de pause, contre 23 % en 2004.

Les adoptent plus un comportement à risque

Si les 18-25 ans sont moins nombreux sur la route, ils ont tendance à avoir une fréquence de conduite et un kilométrage annuel plus élevés que la moyenne. Globalement, ils banalisent les trajets de nuit (62% roulent en état de fatigue) et sous-estiment le danger des smartphones (57% restent connectés en conduisant). En ville, les auteurs d’infractions sont légion : 46% des automobilistes urbains roulent à plus de 65 km/h ; 47% n’utilisent pas systématiquement le clignotant et 72% admettent ne pas toujours s’arrêter au feu orange. 

*Enquête réalisée auprès d’un échantillon national de 1 200 automobilistes et d’un complément de 350 jeunes conducteurs (18-25 ans).

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Mathilde Bourge