Lève-tôt ou couche-tard : c’est une question de génétique

Vous avez du mal à dormir tôt ? Ne blâmez pas trop votre hygiène de vie. Selon une récente étude, le fait que vous soyez un couche-tard serait inscrit de vos gènes.

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Lève-tôt ou couche-tard : c’est une question de génétique ©ShutterStock

Dans la vie, il existe deux catégories de personnes. Celles qui arrivent à se lever tôt du bon pied, et celles qui ne peuvent s’endormir qu’après les douze coups de minuit. Leurs réveils matinaux ressemblent donc plus à de la torture qu’à autre chose. Contrairement à ce que l’on pouvait penser, ce n’est pas une question de mode de vie. Des mutations de certains gènes expliqueraient pourquoi des individus sont des lève-tôt et d’autres des couche-tard. C’est en tout cas ce qu’affirme une étude publiée mardi 2 février dans la revue spécialisée Nature Communications.

Pour rappel, tous les êtres vivants sont soumis au même rythme biologique, à savoir le rythme circadien. Chez l’homme, notre horloge biologique se situe dans une zone particulière du cerveau qui concentre 2000 neurones. Elle permet de réguler les fonctions vitales de notre organisme pendant 24 heures. Pour qu’elle puisse fonctionner correctement, notre horloge biologique se sert de signaux comme notre alimentation, nos exercices physiques, et surtout la lumière. Mais alors comment expliquer que certaines personnes ont une faculté naturelle à se lever aux aurores et à se coucher tôt, alors qu’il est impossible pour d’autres ?

Quinze mutations génétiques chez les lève-tôt

Pour tenter de comprendre, les chercheurs ont alors analysé près de 90 000 personnes pour étudier leur génome. Ils ont découvert la présence d’une quinzaine de mutations génétiques associées aux lève-tôt et en bonne santé. Sept d’entre elles étaient d’ailleurs localisées à proximité de gènes déjà observés pour réguler le rythme circadien. Couche-tard et lève-tard, vous n’y pouvez rien, votre rythme de sommeil est inscrit dans vos gènes !

Jusqu’ici, « plusieurs gènes qui sécrètent des produits régulant le rythme circadien étaient déjà connus mais leur lien potentiel avec une préférence pour le matin n’était pas clair », soulignent les chercheurs, qui ont également constaté chez les individus matinaux, des variations génétiques près des gènes contrôlant la perception de la lumière.

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Justine Dupuy