L’Homme vit à crédit : il n’y a plus de ressources naturelles

L’Homme a atteint ce que l’on appelle « le jour de dépassement » jeudi 13 août, c’est-à-dire que l’Humanité est arrivée à bout du stock des ressources naturelles que la Terre peut produire en une année.

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Et c’est là un cercle vicieux, car à tout cela s’ajoute également le réchauffement climatique qui aggrave la situation. ©ShutterStock

Quand on lit l’information, on a la mauvaise impression d’un scénario catastrophe d’un blockbuster. Et pourtant c’est bien la réalité. Jeudi 13 août, l’Homme a atteint « le jour de dépassement », c’est-à-dire qu’il a épuisé les stocks des ressources naturelles que la Terre est capable de renouveler sur un an. Depuis hier, l’Humanité vit donc sur ses réserves, et le monde est en « surconsommation ».

Un jour avancé de 4 mois sur 50 ans

Rien de nouveau diront certains, sauf qu’en 2015 ce jour survient six jours plus tôt que l’année dernière et qu’en 50 ans, le jour de dépassement a avancé de 4 mois. En 1970 les humains ne consommaient que 103 % des ressources terrestres, en dépassant la barre symbolique le 23 décembre, aujourd’hui, l’Homme en consomme 163 %. Il faudrait donc 1,6 fois la Terre afin de subvenir aux besoins actuels des hommes.

Le budget écologique de la Terre est donc largement entamé voire totalement éclaté, alors même que ces calculs, réalisés chaque année par l’ONG Global Footprint Network, ne prennent pas en compte les besoin des autres espèces. « La faute, entre autres, à notre comportement en la matière [de consommation]. À titre d’exemple, un téléphone portable nécessite 44 kilos de matières premières pour sa fabrication », rappelle l’association WWF dans un communiqué.

Un cercle vicieux

De plus, conséquences de cette surconsommation n’est à voir dans un futur lointain, elles sont déjà bien visibles : pluies acides, déforestation, pollution de l’air et de l’eau, désertification, dégradation des sols, accumulation de gaz à effet de serre, etc.

Et c’est là un cercle vicieux, car à tout cela s’ajoute également le réchauffement climatique qui aggrave la situation. L’accroissement de la population et l’augmentation du niveau de vie au Brésil, en Russie, en Inde, en Chine et en Afrique du Sud sont également des facteurs de cette fuite vers l’avant. Et le retour en arrière lui serait quasi impossible si rien n’est fait, dans l’immédiat.

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Laurie Ferrère