L’infarctus, en baisse chez les hommes

Le nombre d’hospitalisations pour infarctus du myocarde a baissé de 7 % en France, entre 2002 et 2008. Une tendance qui ne concerne pas les femmes âgées de 35 à 54 ans.

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Le nombre d’hospitalisations pour infarctus du myocarde a baissé de 7 % en France, entre 2002 et 2008 © rangizzz ©Fotolia

Les problèmes de cœur frappent davantage les hommes que les femmes, bien qu’une étude de l’Institut de veille sanitaire (InVS), menée entre 2002 et 2008, indique de nouvelles tendances. Au cours de cette période, le nombre de personnes hospitalisées pour un infarctus du myocarde a diminué de 7,4 %. Signe que les Français adhèrent de plus en plus aux messages de prévention, tels que celui invitant à manger au moins « 5 fruits et légumes » par jour.

Seules les femmes âgées de 35 à 54 ans font exception à la règle, puisque cette catégorie est la seule à enregistrer une augmentation du nombre d’hospitalisations pour cette même raison (plus 7 % contre moins 10 % chez les hommes du même âge). Les auteurs établissent un lien probable avec l’augmentation du tabagisme, du diabète et de l’obésité chez la population féminine.

Infarctus : une prise en charge de plus en plus efficace

Mais ne retenons, de cette étude, que les points positifs. Le nombre d’hospitalisations a diminué, mais la prise en charge s’est aussi nettement améliorée ! Selon les derniers chiffres présentés aux Journées européennes de la Société française de cardiologie (JESFC) en janvier dernier, 13,7 % des patients décédaient dans les 30 jours suivant l’infarctus en 1995, alors qu’ils n’étaient plus que 5 % en 2010.

Quatre victimes d’infarctus sur cinq bénéficient aujourd’hui d’une angioplastie, une technique efficace qui consiste à dilater l’artère bouchée à l’aide d’un ballon gonflable, pour y déposer un stent (sorte de ressort) qui la maintient ouverte.

Infarctus : les moyens de prévention existent !

Les auteurs de l’étude de l’InVS rappellent que plusieurs gestes du quotidien peuvent améliorer la santé cardiovasculaire et limiter le risque de primo-infarctus : la consommation de fruits et légumes la pratique régulière d’une activité physique et une consommation modérée d’alcool.

Thomas Levy