Malformations congénitales : la pilule contraceptive innocentée

Prise avant ou pendant le début de la grossesse, la pilule contraceptive ne favorise pas le risque de malformations congénitales chez le nourrisson, contrairement aux résultats annoncés dans les années 1970 et 1980.

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Malformations congénitales : la pilule contraceptive innocentée ©ShutterStock

Que les femmes se rassurent. Prendre la pilule contraceptive avant ou pendant une grossesse n’augmente pas le risque de malformations congénitales. Dans les années 1970 et 1980, des travaux avaient présenté le contraceptif oral comme responsable, mais une nouvelle étude américano-danoise, publiée dans la revue médicale British Medical Journal ce jeudi 7 janvier, vient affirmer le contraire.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs danois et américains ont étudié, entre 1997 et 2011, près de 900 000 naissances au Danemark. Dans cet échantillon, 2,5% de bébés souffraient de malformations congénitales telles que des malformations du système nerveux, du cœur, de la tête, des membres ou encore de l’appareil respiratoire ou urinaire.

Avec ou sans pilule, le taux de malformations est le même

Parmi les mères de cette vaste étude, 68% avaient arrêté la pilule plus de trois mois avant leur grossesse, 21% ne l’avaient jamais prise, 8% l’avaient arrêtée moins de trois mois avant de tomber enceinte, et 1% avaient continué à prendre le contraceptif oral pendant le début de leur grossesse.

Résultats : les chercheurs ont découvert que le risque de malformations congénitales était similaire quels que soient les cas. Avec ou sans pilule, le taux de malformations est le même que celui relevé il y a plus de 30 ans (2,5%). Plutôt que la pilule, les causes sont liées à l’hérédité, l’obésité, les pesticides, les aberrations chromosomiques, l’alcool, le tabac ou encore l’âge élevé de la mère.

Pour les auteurs de cette étude, ces résultats devraient « rassurer les femmes qui se sont retrouvées enceintes alors qu’elles prenaient un contraceptif oral ou quelques mois seulement après l’avoir arrêté ».

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Marine Vautrin