New York : les plats trop salés seront signalés dans les restaurants

Les restaurants new-yorkais devront signaler, avec un logo, les plats qui dépassent la quantité de sel recommandée.

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New York traque l’excès de sel dans les restaurants ©Antonio D'Angelo/AP/SIPA

Les touristes et les Américains devront maintenant s’habituer à voir une petite salière dans un triangle noir, juste à côté des plats figurant sur les menus. Celle-ci a pour objectif de signaler aux consommateurs l’excès de sel présent. Cette mesure, votée par le Conseil de santé de la ville de New York en septembre dernier, a pris effet mardi 1er décembre. Toutes les chaînes de restaurants d’au moins quinze établissements sont désormais priées d’indiquer les assiettes contenant plus de 2,3 grammes de sodium, soit plus de 5,7 grammes de sel. C’est démontré, une trop grande consommation de sel a des effets négatifs sur la santé, car elle entraîne une augmentation de la tension artérielle et à terme des risques de maladies cardiovasculaires.

Une amende de 200 dollars

Les restaurants auront jusqu’au 1er mars 2016 pour se mettre en conformité. Les enseignes qui ne se plieront pas à cette nouvelle loi devront s’acquitter d’une note très salée de 200 dollars (environ 189 euros).

Certaines enseignes n’ont pas attendu la mise en application de cette règle. La chaîne AppleBee’s affiche la petite salière noire sur ses menus depuis un mois déjà.

New York : un exemple à suivre

La grosse pomme fait figure d’exemple dans la lutte contre la malbouffe. En 2006, New York avait banni les acides gras trans. Et deux ans plus tard, les restaurants étaient invités à signaler le nombre de calories présents dans chaque plat. Une initiative validée par la Food and Drug Administration (Autorité américaine de sûreté alimentaire et pharmaceutique), qui a donc décidé d’élargir ce système à tout le territoire américain, à compter du 1er décembre 2016.

Reste à savoir si cette initiative fera changer le comportement alimentaire des Américains. L’affichage des calories a fait un flop. D’après les observations des chercheurs de la New York University School of Medicine, rapportées par La Croix, cette mesure n’a en rien modifié les habitudes de consommation dans les fast-foods depuis 2008.

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Marine Vautrin