Nouvel an 2013 : top 10 des superstitions à suivre… ou pas !

Le 1er janvier, c’est le jour des bonnes résolutions. Mais pas seulement. Certains s’obligent à porter un vêtement à pois, d’autres à manger des lentilles ou à plonger dans la mer glacée. Top 10 des superstitions les plus populaires !

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L’une des traditions du nouvel an les plus répandues : plonger dans la mer ! - crédit photo : Erik Isakson - Blend Images ©ThinkStock

« Cette année, j’arrête de fumer, je me mets à la gym et je mange équilibré ! ». Comme tous les ans, certains s’échinent à dresser la liste de leurs bonnes résolutions au moment du réveillon. Quelques-uns boycottent la coutume, d’autres respectent de curieuses traditions. Ainsi, vous verrez peut-être certaines de vos connaissances se passer un peu de champagne derrière les oreilles, revêtir un pull à pois ou se forcer à manger des lentilles. Le but ? S’assurer argent, bonheur et plus encore. Souvent loufoques, les superstitions du nouvel an résistent malgré tout au temps qui passe. Voici notre top 10 !

Superstition n°1 : s’embrasser sous le gui

Le gui est considéré comme une plante sacrée depuis l’Antiquité. Nos ancêtres les Gaulois lui confèrent des pouvoirs surnaturels car il parvient, comme le houx, à conserver sa couleur verte, même en hiver.
Pour les druides celtes, le gui et le houx portent bonheur, assurent une grande fertilité, garantissent des récoltes abondantes et protègent des mauvais sort. Voilà pourquoi certains tiennent tant aux embrassades sous le gui le soir du réveillon. Le houx, quant à lui, est plutôt utilisé comme décoration au moment de Noël, mais on peut le retrouver dans certains foyers à l’occasion de la Saint-Sylvestre.

Superstition n°2 : porter un vêtement à pois ou des sous-vêtements colorés

Porter un vêtement flambant neuf attirerait le bonheur pour l’année à venir. D’autres se contraignent à revêtir un habit à pois. Une robe, un pull, des chaussettes, une culotte… à vous de voir si vous assumez complètement, ou pas. Cette tradition nous viendrait des Philippines.
En Amérique du Sud, certaines personnes portent des sous-vêtements aux couleurs pétantes pour conjurer le mauvais sort : du rouge pour être heureux en amour, du jaune pour gagner de l’argent.

Superstition n°3 : manger des lentilles

Pour s’assurer prospérité, il est de coutume – en Italie mais aussi dans certaines régions françaises – de préparer des lentilles le 1er janvier. Si vous n’avez pas l’ingrédient sous la main le jour J, pas de panique. Il est possible de cuisiner d’autres légumineuses, ou de manger des noix, pour obtenir le même résultat.
Pourquoi des lentilles ? Parce qu’elles ressemblent à des petites pièces. L’histoire raconte, qu’autrefois, on offrait à ses proches un petit sac de graines végétales le premier jour de l’année en souhaitant qu’elles se transforment en pièces d’argent. Pour information, Esaü céda à son frère Jacob son droit d’ainesse contre un plat… de lentilles.

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Superstition n°4 : frotter un peu de champagne derrière l’oreille

Cette superstition serait née en Belgique. Du champagne débordant d’un verre serait un signe de chance. Pour optimiser l’effet, il est conseillé de tremper son doigt dans la coupe puis de se frotter derrière l’oreille en formulant un vœu.

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Superstition n°5 : avaler un raisin à chaque coup de minuit

Direction l’Espagne ! Lors du passage à la nouvelle année, les Madrilènes se rassemblent auprès de l’horloge de la Casa de Correos, située dans le quartier de la Puerta del Sol. Pour attirer le bonheur, ils mangent un raisin à chaque coup de minuit. Chacune des bouchées représente un mois de l’année. Dans la mythologie grecque, la vigne est considérée comme l’arbre de vie ; le raisin symbolise la fertilité et l’abondance.

À savoir – L’horloge de la Casa de Correos avertit la population de l’arrivée des douze coups de minuits par quatre sons de cloches aigus. Veillez à ne pas croquer le premier raisin trop tôt… chaque fruit avalé en avance équivaut à un mois de malchance !

Superstition n°6 : prendre un bain de minuit

C’est l’une des traditions les plus répandues. Certains le font par superstition, d’autres pour remporter un pari et quelques-uns pour le fun. Le principe : faire un plongeon dans la mer le 1er janvier pour se purifier et se débarrasser des mauvaises ondes accumulées dans l’année. Le bain de minuit préserve la santé pour les douze mois à venir.

Des bains collectifs ont lieu sur les côtes bretonnes et méditerranéennes et un peu partout en Europe. C’est notamment le cas en Islande, dans la réserve de Hveravellir. Malgré le froid (et parfois la neige), les Islandais sont nombreux à se jeter à l’eau aux douze coups de minuit. Même scénario en Italie, sur les plages du Lido (Venise). Tous les 1ers janviers, les baigneurs se retrouvent vers 11 heures pour faire trempette dans la bonne humeur.

Superstition n°7 : faire un grand ménage… ou pas !

Comme le ménage de printemps, le ménage du 1er janvier permet de faire le tri, dans sa maison mais aussi dans sa tête. L’occasion de chasser poussière et futilité. Bref, de repartir du bon pied. Encore faut-il être en forme pour empoigner balai et serpillère…
Si vous êtes en Chine, sachez que c’est tout le contraire : prendre un balai le jour du nouvel an éloigne la chance.

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Superstition n°8 : sauter sur une chaise

Au Danemark, il est de coutume de monter sur une chaise au moment des douze coups de minuit et de sauter pour faire fuir le mauvais sort.
Les Danois ont une autre tradition originale : jeter des assiettes sur les portes de leurs amis. Plus il y a de morceaux, plus d’amis ils auront !

Superstition n°9 : cacher deux pièces de monnaies

La veille du jour de l’an, certains cachent deux pièces de monnaie à l’extérieur de leur domicile. Le lendemain matin, ils les récupèrent et les conservent toute l’année. Un moyen, paraît-il, d’attirer la réussite financière. Autre pratique : frotter contre soi une pièce de monnaie le matin du 1er janvier.
En Belgique, lors du repas de la Saint Sylvestre, tout le monde place une pièce sous son assiette pour s’assurer prospérité. Cette superstition nous viendrait de la Grèce antique. Au passage à la nouvelle année, on dissimulait une pièce, qui portait bonheur à qui la trouvait.

Superstition n°10 : s’échanger des cartes de vœux et des étrennes

L’échange de carte de vœux fait partie des rituels les plus suivis. Cette tradition serait née en Chine avant d’apparaître en France au Moyen-Âge. À l’époque, les religieuses envoyaient à leur famille un menu en début ou en fin d’année, accompagné d’une lettre de vœux peinte à la main.

La première carte de vœux commerciale a été dessinée par le peintre anglais John Calcott Horsley au milieu du XIXᵉ siècle pour le compte de sir Henry Cole. 1 000 exemplaires de sa carte lithographiée, imprimés en noir et blanc puis coloriés à la main, auraient été distribués en 1843. Vingt ans plus tard, l’envoi de carte de vœux a commencé à se généraliser, avant de devenir un passage quasi obligé au moment du nouvel an mais aussi à Noël.

À la Saint-Sylvestre, les adultes donnent parfois des étrennes aux enfants. Une pratique née dans la Rome antique et, plus précisément, à l’époque du règne du roi Tatius Sabinus, à qui la déesse Strenia offrit un bois sacré comme porte-bonheur pour l’année à venir. Le bois aurait, peu à peu, été remplacé par des pièces et des médailles.

À savoir – Le mot « étrenne » vient du latin « estreine », qui signifie « cadeau ». Au pluriel, cela signifie « pronostic, présage, signe » (strena), soit « présents qu’on fait un jour de fête pour servir de bon présage ». Aujourd’hui, les étrennes prennent la forme d’un billet ou d’un chèque, remis à ses employés de maison, à son gardien d’immeuble et aux employés des services publics, comme le facteur ou les pompiers.

> Et vous, quelles sont vos petites superstitions du nouvel an ?

La première carte de vœux commerciale est signée John Calcott Horsley (1843) :

Cécile David