OGM : l’étude choc sur les rats, menée à Saint-Malo ?

Selon Médiapart, l’étude alarmante sur le maïs OGM de Monsanto aurait été menée dans un laboratoire de Saint-Malo.

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L'étude alarmante sur des rats consommateurs d'un maïs OGM aurait été menée dans un laboratoire à Saint-Malo. @© Martin Kemp ©Fotolia

Le professeur Séralini, à l’origine de l’étude choc dénonçant la dangerosité du maïs OGM, ne voulait pas dévoiler trop de détails « pratiques » sur ses travaux. Mais c’était sans compter sur la curiosité des journalistes. Selon le site Mediapart, le laboratoire dans lequel ont été menées ses expériences sur les rats se situerait dans la ville bretonne de Saint-Malo, plus précisément au parc technopole Atalante, appartenant au laboratoire malouin C-Ris Pharma, spécialiste du développement de médicaments.

De sérieux indices

Les arguments avancés en faveur de cette hypothèse semblent solides. Le site d’informations révèle ainsi que le Pr Séralini était le « directeur de thèse à l’université de Caen » du dénommé Pierrick Auvray, qui n’est autre que le directeur de C-Ris Pharma. De plus, dans son ouvrage Tous cobayes, Séralini délivre quelques détails sur le lieu dans lequel il effectue cette fameuse expérience. Une description qui rappelle étrangement le centre de Saint-Malo. Enfin, le numéro d’agrément du laboratoire indique qu’il se trouve effectivement dans la ville bretonne.

Rappel des faits

Le 19 septembre dernier, la revue Food and Chemical Toxicology publie les résultats inquiétants d’une étude sur la consommation d’organismes génétiquement modifiés. Une expérience réalisée en secret par l’équipe du professeur français Gilles-Eric Séralini. Pendant deux ans, elle a observé des rats soumis à la consommation d’un maïs OGM produit par l’entreprise américaine Monsanto. Bilan : dès le treizième mois d’étude, tous les rongeurs – 200 au total – ont développé de graves pathologies, dont, chez certaines femelles, des tumeurs mammaires aux dimensions impressionnantes. Cette étude relance le débat sur la présence d’OGM dans notre alimentation.

Concernant les hypothèses avancées par Médiapart, les principaux intéressés n’ont ni confirmé ni démenti l’information.

Cécile David