Étude choc - Les OGM, de vrais poisons
DossierUne étude, réalisée dans le plus grand secret par une équipe médicale française, révèle que le maïs OGM a bel et bien un effet désastreux sur la santé. En tout cas, sur celle des rats.
Alors qu’on n’entendait plus parler du maïs transgénique ni de ses effets sur la santé, la célèbre revue américaine Food and Chemical Toxicology, une référence dans le domaine de la toxicologie alimentaire, jette un pavé dans la mare en publiant, ce mercredi 19 septembre, les résultats d’une étude française… édifiante. L’équipe du docteur Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l’université de Caen, a suivi, pendant deux ans, 200 rats nourris au maïs OGM et ce, dans le plus grand secret.
Des tumeurs « plus grosses que des balles de ping pong »
Les résultats de ces chercheurs ont de quoi faire frémir. Les groupes de rongeurs, qu’ils soient nourris avec du maïs OGM, traité ou non avec du Roundup (le pesticide de Monsanto), ont tous développé des pathologies lourdes dès le treizième mois de l’expérience. Chez certaines femelles, les chercheurs ont observé des tumeurs mammaires « plus grosses que des balles de ping pong ». « Après moins d’un an de menus différenciés au maïs OGM, c’était une hécatombe parmi nos rats, dont je n’avais pas imaginé l’ampleur », confie le professeur Séralini au Nouvel Obs. Un bilan glaçant, quand on sait que des organismes génétiquement modifiés circulent dans nos assiettes, et qu’il ne s’agit pas forcément de maïs…
Une étude réalisée en toute clandestinité
Le maïs transgénique utilisé dans cette expérience était issu des exploitations de la firme américaine Monsanto, principale productrice d’OGM dans le monde. Cette entreprise a souvent été pointée du doigt par les mouvements écologistes qui lui reprochent de polluer notre alimentation et notre écosystème. Un ancien directeur de filiale de la firme était même allé jusqu’à l’accuser de falsifier les résultats de ses études pour prouver l’innocuité de ses produits.
Le Dr Séralini a voulu tester lui-même les effets des OGM sur l’organisme sans qu’aucun lobby ne vienne s’interposer. C’est pourquoi, les travaux ont été menés en toute clandestinité. Dans un ouvrage qu’il publiera le 26 septembre (Tous cobayes !, Flammarion), il raconte les difficultés rencontrées pour récupérer les semences de maïs détenues par Monsanto, les mails cryptés, l’interdiction d’évoquer l’étude au téléphone, etc. Son équipe ira même jusqu’à inventer une fausse étude pour détourner l’attention des multinationales du secteur.
L’heure de la vérité a sonné
Maintenant que les résultats sont là, le Dr Séralini compte bien les divulguer au plus grand nombre. Un film (Tous cobayes ?, réalisé par Jean-Paul Jaud) sortira le même jour que son livre. Des extraits seront diffusés ce soir au Grand Journal et, le 16 octobre, dans un documentaire sur France 5. Avec une telle exposition médiatique, les autorités françaises et européennes n’auront d’autres choix que de s’expliquer sur le fait qu’aucune étude à long terme n’a jusqu’alors été autorisée…
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Un grand nombre de chercheurs (180 au 3 octobre) du CNRS, de l'INRA, de l'INSERM et des Universités, dont les salaires sont payés par nos impôts, ont signé une pétition indiquant qu'ils ne gobent pas l'étude du CRIIGEN : http://www.cnrs.fr/fr/une/actus/2012/20120927-debat-ogm.html Bien entendu, ceux qui croient que Séralini est un saint affirmeront que tous ces chercheurs, qui s'expriment publiquement en leur nom propre, ont reçu un chèque de Monsanto. Chacun jugera. L'agence de sécurité sanitaire (BfR) à déjà rendu un premier rapport sur l'étude de Séralini. Un compte rendu ici : http://gmopundit.blogspot.fr/2012/10/study-of-university-of-caen-is-no.html Les fonctionnaires Allemands, spécialistes de l'évaluation des risques (c'est leur métier), indiquent que l'article de Séralini ne prouve pas ce qu'il prétends prouver !