Pourquoi le réchauffement climatique inquiète la Banque mondiale ?

La Banque mondiale s’inquiète du réchauffement climatique et imagine un scénario catastrophe, pour les années à venir, si l’homme ne parvient pas à lutter contre.

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La Banque mondiale annonce une série de cataclysmes liée au réchauffement climatique - crédit : jeanmi ©Fotolia

Une « cascade de cataclysmes ». Voilà ce que redoute la Banque mondiale si l’homme ne parvient pas à enrayer le réchauffement climatique dans les années à venir. Dans un rapport publié dimanche à Washington, l’institution met en garde : si la température augmente ne serait-ce que de 4°C dès 2060, un scénario des plus noirs attend certaines régions du monde.

« Un monde à +4°C (…) déclencherait une cascade de changements cataclysmiques, dont des vagues de chaleur extrême, une chute des stocks alimentaires et une montée du niveau de la mer frappant des centaines de millions de personnes », résume les auteurs du document, ajoutant qu’il n’existe « aucune certitude » que l’homme puisse s’adapter à de tels bouleversements.

L’Afrique subsaharienne, première victime du réchauffement climatique

Si aucun pays ne sera épargné par le réchauffement climatique, les régions les plus pauvres seront les premières touchées par les catastrophes, alors même qu’elles sont « le moins aptes économiquement, institutionnellement, scientifiquement et techniquement à faire face ».

La Banque mondiale s’inquiète particulièrement pour l’Afrique subsaharienne où la montée des eaux pourrait provoquer la contamination de l’eau douce par de l’eau salée, et, par conséquent, perturber les écosystèmes et l’agriculture.

Si la température grimpait réellement de 4°C, 25 à 42% des 5197 espèces végétales étudiées en Afrique pourraient disparaître. Aussi, cette hausse du mercure serait favorable à la prolifération de nouvelles espèces de moustiques, signifiant la poussée de maladies comme la malaria.

Il n’est pas trop tard

« Nous pouvons et nous devons éviter une hausse de 4 degrés », martèle Jim Yong Kim, le président du groupe de la Banque mondiale, appelant à une utilisation plus « intelligente » des énergies et ressources naturelles. L’année dernière, la Banque mondiale a d’ailleurs doublé le montant de son aide aux pays déjà engagés pour lutter contre les modifications du climat.

Thomas Levy