Manchots pygmées, otaries à fourrure : deux espèces protégées qui se détestent !
Les autorités de l’île Kangourou sont confrontées à des problèmes de cohabitation entre deux espèces protégées : les otaries à fourrure et les manchots pygmées. Comment faire pour que la première arrête de décimer la seconde ?
L’île Kangourou, située à une centaine de kilomètres au sud des côtes australiennes, est confrontée à un vrai dilemme. Deux des espèces animales protégées qu’elle abrite se font la guerre : les manchots pygmées et les otaries à fourrure. À tel point que l’une des deux pourrait bien disparaître…
Les manchots pygmées, décimés par les otaries
De nombreux touristes débarquent chaque jour sur l’île pour observer les manchots pygmées, considérés comme les plus petits au monde. Ces petites bêtes mesurent 25 centimètres et pèsent un kilo en moyenne. Problème : les otaries à fourrure s’implantent peu à peu sur le territoire, décimant des familles entières de manchots… « C'est comme regarder un film d'horreur, d'autant que parfois les manchots sont tués en masse sans être mangés ! », s’affole Simone Somerfield, professionnelle du tourisme, dans le quotidien anglais The Independent.
Chassées pendant des années, les otaries à fourrure sont désormais une espèce protégée en Australie. Environ 25 000 peupleraient l’île aujourd’hui, pour le plus grand malheur des palmipèdes… et des tours opérateurs.
« L’homme a très peu de contrôle »
Le département d’État à l’environnement avoue être dépassé par la situation. « Les interactions entre les otaries à fourrure et les manchots sont un phénomène naturel sur lequel l’homme a très peu de contrôle », a-t-il indiqué au journal. Faut-il déplacer les populations de manchots pour mieux les protéger ? Les autorités de l’île ne peuvent l’envisager en raison du coût trop élevé de l’opération, mais aussi de sa très probable inefficacité.
Les manchots pygmées, également la cible de chiens et d’autres prédateurs qui leur volent leurs œufs, pourraient bien être menacés d’extinction si la situation perdure.
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On ne peut pas laisser la nature faire, pour une fois ? Il faut arrêter de vouloir tout contrôler en permanence. Que les Hommes s'occupent de ce qu'ils font eux à leur environnement avant de s'occuper de ce que les animaux font entre eux.