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Alcool

Augmentation des taxes : la bière coûtera-t-elle de plus en plus cher ?

Le 10/09/2012 à 07:36:24
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Comme il le fait régulièrement avec le tabac, le gouvernement envisagerait d'augmenter les taxes perçues par l'État sur la bière. Par conséquence, les prix grimperaient aussi pour le consommateur.

Les amateurs de bière devront-ils bientôt dépenser plus pour s'accorder leur petit plaisir ? Le gouvernement, et plus particulièrement le ministère de la Santé, serait en train d'envisager une augmentation des taxes sur cet alcool, selon des révélations du quotidien Les Échos. De la même façon que les prix du tabac grimpent, ceux de la bière pourraient eux aussi connaître une hausse, au nom de la santé publique, mais aussi et surtout pour générer davantage de recettes pour l'État.

Taxe sur les bières : combien perçoit l'État aujourd'hui ?

Actuellement, les droits d'accise (impôt indirect perçu sur la consommation) sur la bière rapportent quelques 300 millions d'euros par an, sur un marché qui en représente 2 milliards. Ils sont calculés de la façon suivante* :

- bières ayant un degré d'alcool inférieur à 2,8 % : 1,38 euro par hectolitre et par degré d'alcool ;
- bières ayant un degré d'alcool supérieur à 2,8 % et produites par une brasserie dont la production annuelle est inférieure à 200 000 hectolitres : entre 1,38 euro et 2,07 euros par hectolitre et par degré d'alcool ;
- autres bières ayant un degré d'alcool supérieur à 2,8 % : 2,75 euros par hectolitre et par degré d'alcool.

Vers un doublement de la taxe sur les bières ?

Parmi les décisionnaires, certains seraient favorables à un doublement de cette taxe. Autrement dit, les ventes de bières ne rapporteraient plus 300 millions d'euros à l'État, mais bien 600 millions d'euros par an. A priori, la mesure ne sera pas aussi sévère, car il ne faudrait pas déstabiliser les acteurs du marché, ni arriver à une augmentation trop importante du prix de la bière pour les consommateurs. L'avis du gouvernement sur la question devrait être rendu d'ici dix jours.

Quid des autres alcools ?

Les taxes sur les alcools forts ont déjà connu une hausse importante l'an dernier, dans le cadre du plan de rigueur de François Fillon. Elles ne devraient pas être relevées à nouveau. Le gouvernement n'envisagerait pas non plus de toucher au vin, bien que les droits d'accise sur cet alcool soient inférieurs à ceux perçus sur la bière.

* chiffres du Ministère de l'Économie et des Finances, juin 2012

Par Julie Toury

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