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Economie

Bientôt la fin des stock-options chez L'Oréal

Le 20/02/2012 à 07:57:14
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Jean-Paul Agon, le PDG de L'Oréal (et le mieux payé de France), souhaite mettre fin aux stock-options au sein de son entreprise. Il se dit prêt, lui-même, à renoncer à une partie des siennes et à payer plus d'impôts.

Les dirigeants et employés de L'Oréal n'auront bientôt plus la possibilité d'acheter des stock-options ! Jean-Paul Agon, le PDG du numéro un mondial des cosmétiques, a déclaré, dans une interview accordée au Journal du Dimanche, qu'il souhaitait mettre fin aux actions "à bas coût" au sein de son entreprise. "En avril, je proposerai au conseil d'administration l'arrêt total du système de stock-options chez L'Oréal, pour tout le monde et dès cette année", a -t-il annoncé. Il envisage de les remplacer par des actions dites "de performance". "Au bout de quatre années de maison, nos managers recevront des actions gratuites si l'entreprise a atteint certains critères de performance. C'est plus transparent et moins aléatoire", explique-t-il. Aujourd'hui, 2 300 employés du groupe L'Oréal bénéficient de stock-options.

Petit rappel : les stock-options ne sont pas des actions à proprement parler. Lorsqu'un salarié décide de devenir actionnaire de sa propre entreprise, par le biais de stock-options, il n'achète pas des actions au cours réel, mais des options d'achat futur... Autrement dit, l'entreprise lui permet de payer ses actions dans le futur à un cours plus favorable. Ces actions ont aussi pour avantage d'être très faiblement taxées.

Jean-Paul Agon ne gardera "que" 200 000 stock-options

Jean-Paul Agon, le patron le mieux payé de France selon le dernier rapport Proxinvest, renonce lui-même à la moitié de ses titres. Sur les 10,7 millions d'euros qu'il a touché en 2010, 6,8 millions proviendraient de quelques 400 000 stock-options. "J'en garderai 200 000 pour partager une dynamique de performance avec nos actionnaires", a-t-il d'ores et déjà prévu.

Le PDG de L'Oréal se déclare aussi favorable à une fiscalité plus lourde des patrons."L'intérêt général n'est pas de baisser les salaires des dirigeants d'entreprise mais d'avoir une fiscalité qui génère plus de redistribution. J'assume pleinement ma signature à l'appel du Nouvel Obs pour payer plus d'impôts." Seize dirigeants de grandes entreprises françaises avaient effectivement signé en août dernier, dans les colonnes de l'hebdomadaire, un appel pour une "contribution exceptionnelle" des Français les plus favorisés à la réduction des déficits publics qui menacent, selon eux, "l'avenir de la France et de l'Europe".

Par Julie Toury

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