TVA sociale : les prix vont-ils vraiment augmenter?
Le gouvernement assure que la TVA sociale n’aura aucune conséquence sur nos porte-monnaie. Instruit par le précédent allemand, l'économiste Patrick Artus craint un regain d'inflation.
Nicolas Sarkozy affirmait lors d’une interview multi-diffusée le 29 janvier dernier que le taux normal de la TVA passerait de 19,6% à 21,1% à partir du 1er octobre. Lorsqu’on lui demande si une hausse des prix aura lieu, il répond : « je vous l’ai dit, je n’y crois pas ». Les économistes, eux, n’entendent pas les choses de cette manière… Selon le chef de l’Etat, « la concurrence est telle que le risque d’inflation n’existe pas ». En d’autres termes, le gouvernement pense que les entreprises ne répercuteront pas la hausse de la TVA sur leurs clients, afin de préserver leurs parts de marché. Comme second argument, le président de la République prend en exemple l’Allemagne qui, en augmentant sa TVA de trois points le 1er janvier 2007, n’a pas vu de répercussions sur l’étiquette des produits. Notons qu’en 2006, les prix à la consommation en Allemagne n’avaient progressé que de 1,7 point. Juste après la mise en application de cette TVA, l’inflation avait atteint 2,3 % en 2007 et 2,7 % en 2008. Ceci reste donc discutable.
La TVA sociale toucherait surtout les classes moyennes
Au lendemain de l’annonce présidentielle, les trois quarts des Français (73 %) étaient convaincus que la TVA sociale engendrerait « une hausse des prix à la consommation ». Un avis que partage Patrick Artus, chef économiste de la banque Natixis. Il avance qu’« en parlant aux entreprises, le message que nous entendons c’est : nous avons besoin de redresser nos marges bénéficiaires », soulignant que dans l’industrie elles sont souvent « basses ». Il ajoute que la hausse de la TVA en Allemagne en 2007 ou au Royaume-Uni en 2011 se sont toutes deux « traduites par des hausses de prix ». Le même sondage indiquait que 69 % des Français pensent que la hausse potentielle des prix « pèsera davantage sur le pouvoir d’achat des personnes peu aisées financièrement que sur celui des riches ». A l’inverse, Patrick Artus assure que la TVA sociale touchera principalement les classes moyennes et les revenus du capital, le RSA ou le SMIC étant indexés sur l’inflation.
Le tabac n'augmentera "que" de 7,6 % en octobre
La hausse de la TVA aurait dû avoir pour répercussion une hausse de 10 % sur les paquets de cigarettes.…
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La TVA sociale, en étant accompagnée d'une baisse des charges salariales, cherche à accroître la compétitivité du travail et donc des produits fabriqués en France. L'idée est qu'en diminuant le coût du travail, le jeu de la concurrence fera baisser le prix de vente hors TVA des produits fabriqués en France. En théorie il ne doit pas y avoir d'incidence sur les prix TTC, car la hausse de la TVA doit être compensée par la baisse du prix de vente hors taxes. Les produits fabriqués à l'étranger échappent à cette logique puisqu'ils ne bénéficient pas de cette baisse du coût du travail, mais cela est justement le but recherché qui est d'accroître la compétitivité des produits fabriqués en France aussi bien sur le marché français qu'à l'export.
Ne pas oublier qu'il n'y a qu'une loi et qu'une seule qui régule l'économie de marché, et tout le monde la connait cette loi sans même avoir besoin de l'apprendre, cette loi que tout le monde utilise à son profit c'est:......LA CONCURRENCE. Prétendre que les entreprises vont, TOUTES, garder pour elles la réductions des charges salariales, et s'en mettre pleins les "fouilles" c'est juste absurde. Il suffit qu'un seul répercute la baisse pour que les hostilités soient lancées, et que la guerre des prix se déchaine.
La TVA sociale proposée ne résoudra rien sauf un taxe de plus née de la pensée unique de nos oligarques. Relancer les emplois marchands comme supprimer le statut public (qui n'est plus le service public) sauf pour ce qui est de droit régalien s'impose. Pour cela, il faut mettre sur tout produit et service avec code Eon 3 et fabriqués ou élaborés en tout ou partie hors de notre pays, la même charge sociale supportée par nos entreprise. Quant aux produits fabriqués à l'étranger sous leur code et bien le libre commerce est source de paix comme l'ignorance de violence (C. de Montesquieu) il du devoir d'un état qui mérite son nom de surveiller et contrôler, sans conflit d'intérêt, les importateurs et non les fabricants qui ne doivent et importer des produits qu'avec conformité à nos normes. D'après l'un de nos innombrables codes les marchandises ne voyagent-elles pas aux risques et périls du destinataire ? Si c'est bon pour Renault, ce n'est pas bon pour la France !!