Salon de la «restauration rapide» : un marché à 32 milliards d’euros
Aujourd'hui et demain se tient à Paris le salon «Sandwich and Snack Show» dédié à la restauration rapide. L’occasion de constater que ce marché est passé en l’espace de sept ans de 20 milliards d’euros à plus de 30 milliards. Une progression fulgurante qui s’explique par les modifications des modes de vie et d’alimentation auxquelles les industriels ont su répondre.
Peu onéreuse, variée et pratique au moment de la pause déjeuner, la restauration rapide est un marché en pleine expansion estimé à 32,7 milliards d’euros en 2011. A titre de comparaison, il était d’environ 19,7 milliards d’euros en 2004, soit une croissance de 66,5% en sept ans ! Mais à l’occasion du salon « Sandwich and Snack Show » qui se tient ce mercredi et jeudi Porte de Versailles à Paris, la « restauration rapide » souhaiterait recevoir l’appellation de « vente au comptoir » afin de se débarrasser de sa réputation de « malbouffe » qui lui colle à la peau. On associe en effet trop souvent ce genre de repas à ceux servis dans les fast-food alors que l’offre est bien plus large : sushis, sandwichs de boulangerie, salades, pâtes en box…
Le terme de « snacking » est aussi évoqué pour parler de la restauration rapide proposée dans les supermarchés qui est de plus en plus variée et souvent moins chère : salades composées avec couverts incorporés, sandwichs de grandes marques, fruits pelés et découpés, yaourts et parts de gâteaux vendus à l’unité… Forcément, en période de crise, les Français font attention à leur budget et les tarifs pratiqués par le secteur séduisent, même si on a appris il y a deux semaines que le prix du sacro-saint « jambon beurre » était en forte hausse.
Bars à soupe et à pâtes dans tous les centres-villes
La « vente au comptoir » s’étend également à de vrais restaurants, c'est à dire où l’on consomme sur place. Encore inconnus il y a cinq ans, les bars à soupe et autres bars à pâtes font un tabac dans les grands centres-villes. Dans leur sillage, les bagels (petits pains ronds troués au centre), la cuisine wok, les plats préparés à partir de recettes de chefs et les box (boîtes en carton avec un plat à réchauffer à l’intérieur) se sont fait une place au soleil. Quant aux « traditionnels » fast-food (McDonald's, Quick), ils se portent à merveille et diversifient leurs offres pour satisfaire la demande.
Le marché de la restauration rapide est donc considérable et sa marge de progression l’est tout autant. En France, un repas sur sept est consommé en dehors du domicile alors qu’en Grande Bretagne, le rapport est d’un sur trois et d’un sur six en Espagne. Pour Rémy Lucas, de l'agence conseil Cate Marketing, trois tendances devraient même se dégager dans les années à venir : le « snackable » (pour manger vite, simple, nomade, dense), le « right snack » (pour manger raisonné vis-à-vis de sa santé, de son budget, de la planète) et le « snackissime » pour manger beau et bon. L’indigestion de néologismes peut déjà commencer.
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