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Sciences

Jurassic Park : et si cela devenait réel ?

Le 16/07/2012 à 19:35:17
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Des scientifiques ont réussi l’exploit de faire revivre une bactérie de 500 millions d’années. L’objectif sera de savoir si un organisme est voué à un certain destin ou s’il peut évoluer différemment de ce qui était « prévu ».

Nombreux sont les films qu’on aimerait voir devenir réalité… Jurassic Park ne fait pas partie de ceux-là, et pourtant cela pourrait bel et bien arriver !

Pas de panique, nous sommes encore loin de la résurrection des dinosaures ! Mais des scientifiques sont parvenus à faire revivre une bactérie, vieille de 500 millions d’années.

Cette expérience a été tentée quelques fois auparavant mais en vain… Les bactéries recueillies étaient toujours trop abîmées pour parvenir à un résultat convenable. Ce gène va donc permettre aux scientifiques de voir comment une bactérie jurassique évolue dans ce monde moderne, si elle va réagir comme elle l’aurait fait à l’époque, ou si elle va s’adapter aux conditions actuelles.

Pour se faire, les chercheurs ont inséré des gènes jurassiques dans une bactérie E.Coli moderne. Ce nouveau germe créé, baptisé « Frankenstein » a déjà développé une descendance de 1 000 générations et ces bactéries sont parfois plus fortes que leurs congénères actuelles. Mais la question est de savoir si, à long terme, la bactérie va rester sur cette nouvelle voie ou si elle va revenir à l’état qu’elle aurait dû développer autrefois.

« Nous sommes le plus près possible de là où nous pouvons remontons et rejouer le jeu moléculaire de la vie », s’enthousiasme Betül Kaçar, astrobiologiste des laboratoires de Georgia Tech, là où les travaux ont été menés.

Les scientifiques ont déjà séquencé les génomes de 8 lignées, issues de 500 premières générations, ce qui leur permet désormais de savoir comment la bactérie s’adapte à ce nouvel environnement.

En réalité, tous les anciens gènes ne mutent pas, ils restent tels qu’on les a retrouvés. Cependant, les nouvelles protéines, qui ont interagi avec les gènes, ont muté. C’est d’ailleurs ce qui a permis à la bactérie de s’adapter aussi rapidement.

En clair, les anciens gènes n’ont pas encore muté pour s’apparenter aux versions modernes des bactéries, mais ont adopté une nouvelle trajectoire et sont parfois plus fortes que les bactéries actuelles. L’objectif des scientifiques, après une observation plus longue, sera de savoir « si l’histoire d’un organisme est limitée à un seul futur et si l’évolution mène toujours vers le même point ou si l’évolution offre de multiples solutions face à un problème donné ».

Par Mathilde Bourge

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