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Alerte

Les ressources naturelles annuelles déjà épuisées pour 2012

Le 23/08/2012 à 15:59:24
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En seulement 234 jours, nous avons épuisé les ressources naturelles que la planète peut produire en un an. Nous allons donc vivre à "crédit" jusqu'à la fin de l'année.

Sale temps pour la planète ! Alors que les scientifiques ne cessent de nous rappeler combien il est important de préserver notre chère Terre, les conseils peinent à être appliqués. Et pour preuve… le mercredi 22 août 2012, la Global Footprint Network (GFN) a tiré la sonnette d’alarme : toutes les ressources naturelles que la Terre peut produire en un an ont déjà été épuisées pour l’année en cours.

Le « global overshoot day », soit le « jour du dépassement », a été signalé par cette organisation non gouvernementale, qui rend chaque année son bilan quant à notre empreinte écologique. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que nous sommes loin d’accomplir des exploits, bien au contraire.

Selon la GNF, ce fameux « jour de dépassement » est arrivé 36 jours plus tôt qu’en 2011, soit plus d’un mois d’avance sur l’épuisement des ressources mondiales. Nous avons donc écoulé en seulement 234 jours, ce que la planète met à construire en un an. Une tendance qui n’est pas nouvelle, puisqu’en 2000, la sentence était tombée le 1er novembre, et en 2005, le 20 octobre. "Un déficit écologique qui se creuse de manière exponentielle depuis cinquante ans", explique d’ailleurs Mathis Wackernagel, fondateur de GFN. Le problème, c’est qu’à ce rythme, les ressources finiront par s’épuiser tout court.

La planète vivra à crédit jusqu’en 2013

L’organisation, qui évalue ces « global overshoot day » depuis 2003, calcule ce ratio en fonction des ressources mondiales et la façon dont elles sont gérées. Le constat des spécialistes est sans appel : une seule planète ne suffit plus à subvenir aux besoins créés par les nouvelles générations.

En clair, alors que les ressources naturelles annuelles ont diminué de moitié depuis 1961, les besoins de l’humanité dépassent de 50 % les ressources disponibles. Une évolution qui ne va pas dans le bon sens et qui pourrait lourdement affecter les générations futures si rien n’est fait. "La dégradation des milieux naturels se traduit inévitablement par une baisse des surfaces productives et notre dette, qui s'alourdit, condamne aux dépens les générations futures."

Des disparités selon les pays

Les rejets de dioxyde de carbone sont responsables de 55 % de l’empreinte écologique mondiale, le reste étant dû à l’exploitation des milieux naturels.

Comme pour tous les constats de ce genre, les disparités sont énormes entre les pays. Ainsi, sur les 149 pays étudiés par la GFN, seulement 60 sont responsables de cet épuisement prématuré des ressources.

En tête du classement, le Koweït et les Emirats arabes unis ont laissé place au Qatar. Les experts affirment qu’il ne faudrait pas moins de cinq planètes afin d’absorber la totalité de la production qatarie en CO2.

La France ne sort pas non plus très glorieuse dans cette histoire. Classée en 23e position, les besoins des habitants de l’Hexagone dépassent de 70 % les ressources disponibles. Et tout comme à l’échelle mondiale, la biocapacité du pays part dans le sens inverse, puisqu’entre 2005 et 2008, les ressources naturelles de la France ont reculé de 20 %.

Quant à la Chine, elle a beau être le plus grand émetteur mondial de gaz carbonique par tonne métrique, son score n’est pas si élevé si on le rapporte au nombre d’habitants. Le géant asiatique se place donc à la 73e place.

Une biodiversité mal menée

Selon un rapport sur l’état de la planète, mené par la GFN et la WWF, la biodiversité mondiale a chuté de 30 % entre 1970 et 2008. De plus, environ 0,01 % des espèces vivantes disparaissent chaque année, selon les spécialistes. "Il existerait sur Terre entre 15 et 20 millions d'espèces animales et végétales. Parmi elles, 19 817 sont en train de disparaître", témoigne Florian Kirchner, chargé de programme sur l'extinction des espèces pour l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Quant à l’avenir de la planète et aux solutions pour la sauver…personne ne semble encore avoir trouvé la solution miracle.

Par Mathilde Bourge

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