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Environnement

Plan antipollution de l’air : en France les villes ne sont pas prêtes

Le 13/07/2012 à 09:30:04
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A travers l’Union Européenne, il y a déjà 183 zones d’actions prioritaires pour l’air mais aucune en France. Les villes ne sont pas prêtes à prendre les mesures nécessaires mais l’Union pourrait les y contraindre.

Le gouvernement avait décidé de mettre en place des zones d’actions prioritaires pour l’air (Zapa), afin d’assainir certaines villes. Aujourd’hui est la date limite de dépôt des dossiers de candidatures des villes pour entrer en zones prioritaires. Cependant aucun dossier n’a été déposé ce vendredi étant donné qu’aucune ville candidate n’a pu remplir les conditions exigées par le gouvernement.

Il y avait eu au préalable des présélections, lors desquelles les dossiers de certaines villes avaient été retenus, ce qui laissait présager que les projets avaient des chances d’aboutir. Et pourtant jusqu'à aujourd’hui, aucune ville n’a été en mesure de remettre un dossier complet. Face à ce constat alarmant, jeudi, dans un communiqué, le ministère de l’Ecologie a annoncé qu’il allait revoir le plan afin de l'adapter.

Le plan limite les accès aux centres-villes

Le gouvernement a lancé le projet de zones d’actions prioritaires pour l’air en France afin de cibler certaines villes dans lesquelles, il est urgent d’agir pour réduire la pollution de l’air et la mortalité. Le projet prévoyait notamment de restreindre aux véhicules les plus polluants l’accès aux centres-villes. Il revenait alors à chaque ville de déterminer le périmètre, les horaires et le type de véhicules concernés.

Le plan antipollution toucherait les ménages parmi les moins aisés

Si les villes comprennent l’importance en termes de santé de ce projet, elles estiment qu’en l’état actuel il est trop contraignant et injuste. Selon les critères du projet, les propriétaires des voitures les plus polluantes appartiennent majoritairement à la classe des ménages aux revenus les plus faibles.

Ce blocage pourrait cependant coûter cher à la France si jamais certaines villes ne parvenaient pas à réduire leurs émissions polluantes. Les organisations européennes ont le pouvoir de contraindre la France avec 10 millions d’euros d’amende par an et 240 000 euros de pénalité par jour où les niveaux limites de pollutions sont dépassés.

Par Maëla Priolet

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