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Ecologie

Réchauffement climatique: ces îles qui refusent de couler.

Le 30/09/2008 à 16:53:22
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Les premiers réfugiés climatiques


Au Vanuatu, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans le Paficique-Sud, l'élévation du niveau de la mer a déjà contraint des centaines d'habitants à abandonner leur maison côtière pour vivre dans des zones situées plus en hauteur donc a priori moins vulnérables.
Mais selon les scientifiques du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), les solutions pratiques pour lutter contre la montée des eaux ne sont pas légion. Pire, elles sont souvent totalement inefficaces.
Dans un récent rapport, le GIEC affirme : «em>Les stratégies pour s'adapter à la montée des eaux sont battre en retraite, se reloger et se protéger. Les mesures comme battre en retraite vers des terres plus hautes, l'élévation du niveau du sol et l'utilisation d'obstacles spécialement construits semblent avoir peu d'intérêts pratiques, particulièrement lorsque tout ceci est freiné par la surface disponible».
Bref, rien de rassurant pour les populations menacées. Celles-ci pourraient devenir, selon la formule du président des Iles Marshall, «em>les premiers réfugiés de l'environnement» de l'histoire de l'humanité. Dans ce domaine, les précédents existent.
Dans les années 90, après le passage de typhons sur une île des Samoa américaines, un tiers de la population a déserté pour se réfugier à Pago Pago la capitale.
En considérant une simple montée des eaux de 80 cm, les Iles Marshall perdraient les 2/3 de leur superficie.

Selon les prévisions du GIEC, une élévation de 15 à 95 cm d'ici 2100 comme les modèles climatiques semblent le prévoir, pourrait imposer à terme le déplacement de 10 à 50 millions de personnes. Et pas seulement dans des îles du Pacifique ou de l'Océan Indien. Dans le delta du Nil, en Egypte, quelque 10 millions de personnes vivent ainsi à moins d'un mètre d'altitude...

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