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Crash test au rayon jouets

Le 26/12/2009 à 12:34:31
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Nos charmants bambins sont parfois des brise-fer… Mais pas autant que ces machines qui torturent, brûlent, écrasent et malmènent les jouets. Un calvaire orchestré pour la bonne cause: des jouets certifiés sans danger.

Tous les jouets vendus en Europe doivent obligatoirement porter un marquage « CE ». Cela signifie que le fabricant atteste que son produit est conforme aux exigences de sécurité.
Mais, afin de s’en assurer à 100%, toute l’année, des contrôles sont effectués dans les magasins, aux frontières, ou dans les usines par les services des Douanes et de la répression des fraudes. Dès qu’un jouet suspect est repéré, il peut être consigné sur le champ. Il est ensuite envoyé pour des analyses dans des laboratoires de la répression des fraudes et des Douanes, comme celui de Lille. Où ils subissent une batterie de tests.

A l'épreuve des flammes et de la chute

Pour tester les jouets, les agents de laboratoire disposent d’une multitude de machines et de procédés. Ils se basent sur un ensemble de normes techniques.
Par exemple, celles de la marque NF qui certifie qu’un produit ainsi estampillé respecte non seulement les exigences de sécurité définies par la réglementation, mais répond aussi à des critères de qualité : inflammabilité, résistance mécanique et physique, caractéristiques chimiques ou électriques…
On évalue d’abord la résistance mécanique du jouet, en s’assurant par exemple que telle ou telle pièce, qui pourrait présenter un danger potentiel pour un enfant, est bien solide.
La 2ème série de tests concerne l’ inflammabilité. Pour cela, on expose l’objet (une peluche, un déguisement…) à une flamme pour s’assurer que l’enfant aura bien le temps de se débarrasser du jouet avant qu’il ne s’enflamme.

Les coutures soumises à la torture

A Lille, les peluches constituent le gros des joujoux à analyser. Principale inquiétude: les coutures.
Nous vérifions que les coutures résistent bien à un certain niveau de pression, comparable à celle que pourrait exercer un enfant , explique Jean-Pierre Yim, directeur du laboratoire de Lille. C'est une machine qui se charge de mettre à mal la solidité des coutures. Si elles cèdent, l'enfant peut avoir accès à un sac qui peu contenir des microbilles par exemple.
Un doigt mécanique simule même un index d'enfant qui fouille dans la peluche. Et pour s'assurer que le bambin ne peut pas avaler des objets, les scientifiques font appal à un cylindre tronqué. Tout élément qui entreentièrement dans le cylindre sans compression et dans toutes les orientations possibles est réputé impropre à une utilisation par un enfant de moins de 36 mois.

Par Eric Mugneret

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