Crédit: assurez-vous au bon prix!
Les banques profiteraient depuis longtemps d'un système parfaitement huilé: vous souscrivez à une offre de crédit et dans celle-ci figure d'office une assurance décès. Mais ce qu'on vous ne dit pas, c'est que vous pouvez la payer moins cher, ailleurs.
Dans son édition du 31 août 2005, le Canard dénonce l'existence de «marges arrière» entre les banques et les compagnies d'assurance qui ont pour mission d' assurer les quelque 671 milliards d'euros de crédit (immobiliers, à la consommation ou personnel). Marges arrière qui seraient, au final, supportées par... les clients! Toute l'astuce repose sur le fameux taux appliqué à l'assurance invalidité-décès, obligatoire pour toute souscription à un crédit. Votre banque applique un taux, par exemple 0, 5 % du capital emprunté. Il demeure constant tout au long du crédit, car toujours calculé sur le capital emprunté. Or, s'il était calculé sur le capital restant dû, ce qui paraît plus juste, son montant devrait diminuer.
C'est ce surplus, perçu à l'insu du client, qu'assureurs et banquiers se partageraient en fin de contrat. Lequel peut représenter jusqu'à 50% de la prime!
Pourtant, le Code des assurances précise que, en fin de contrat, les surprimes versées par les assurés doivent leur être reversées sous forme de «participation aux bénéfices». Or, pour échapper à cette loi, certaines banques ont décidé que cette règle ne s'appliquait pas aux contrats de «groupe» qu'elles négocient avec les assureurs. Et elles ne laissent pas le choix aux emprunteurs...
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