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« The » question

Peut-on s’envoler pendant une tempête ?

Le 19/07/2012 à 19:17:20
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Nous avons demandé à Emmanuel Bocrie, directeur de l’unité médias à Météo France, s’il était possible de s’envoler pendant une tempête. Voici sa réponse.

Nous avons tous vu des films ou dessins animés où les gens s’envolaient pendant une grosse tempête en croyant dur comme fer que cela pouvait nous arriver. Réalité ou légende urbaine ? La vérité est quelque part entre les deux.

De nombreux critères sont à prendre en compte. L’envol d’une personne dépendra de sa taille, son poids, de sa prise au vent, mais aussi de la vitesse du vent. En clair, tout est question de relativité. Mais comme nous l’explique Emmanuel Bocrie, directeur de l’unité médias chez Météo France, « il est plus probable de se faire plaquer au sol ou contre un mur que de s’envoler à proprement dit ».

Et pendant une tornade ?

Les risques sont différents durant une tornade. Ce phénomène, qui peut se produire aussi bien sur terre que sur qu’en mer, et dure de 15 minutes à 2 heures, est beaucoup plus impressionnant qu’une simple tempête. Le cumulonimbus peut se déplacer jusqu’à 300 voire 400 km/h et mesure jusqu’à 100 mètres de diamètre… C’est un monstre qui rafle tout sur son passage.

Au cœur des plus grosses tornades, une vache, un piano ou même un camion peut se faire emporter par le tourbillon. On imagine donc facilement qu’un humain puisse être happé de la même façon.

Mais une fois de plus, E. Bocrie tient à préciser qu’un individu « ne s’envolerait pas tel un oiseau mais serait plutôt emporté très haut dans les airs, avant de retomber violemment au sol ». Il rappelle également que « le principal danger durant une tornade, est de recevoir des projectiles, comme des pierres ou des chaises, moins lourdes que l’homme, mais dont la charge, avec la vitesse du vent, est beaucoup plus dense… » Aïe !

Et un cyclone ?

Le cyclone est un cas de figure encore différent. Cet évènement, qui ne se produit que dans les zones tropicales, là où l’eau est chaude, est un système dépressionnaire qui tournoie et touche une zone beaucoup plus vaste, puisqu’il peut mesurer jusqu’à 600 kilomètres de diamètre. Cependant, un cyclone avance beaucoup plus lentement qu’une tornade, de 15 à 25 km/h environ.

« Peu importe la vitesse du vent, si celle-ci reste stable, le corps apprend à lutter correctement contre cette force de la nature », explique E. Bocrie. « En revanche, les ennuis commencent quand la vitesse change d’un coup sec, lors des rafales, où le vent peut brusquement souffler à 250 km/h », poursuit-il. Les dégâts sont donc dus au changement et non à la vitesse en elle-même, mais une fois de plus, pas d’envol majestueux, juste une projection qui peut être très violente.

Vous vous posez des questions insolites, n'hésitez pas à nous en faire part !

Par Mathilde Bourge

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1 réaction à cet article

Par anonyme | Me connecter




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  1. avatar
    Publiée le 19/10/2012 à 00:15:13- par Anonyme

    http://gelulesfravimal.wordpress.com

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